L'UE envisage un plan pour réduire le décrochage scolaire
La Commission européenne dévoilera la semaine prochaine un plan d'action visant à combattre le décrochage scolaire à travers l'UE avec pour objectif de faire passer le taux d'abandon scolaire en dessous des 10 %. Parmi les mesures proposées, on parle d'accroître la diversité éthnique dans les écoles et de réduire le nombre de redoublements, a appris EURACTIV.
La Commission européenne dévoilera la semaine prochaine un plan d'action visant à combattre le décrochage scolaire à travers l'UE avec pour objectif de faire passer le taux d'abandon scolaire en dessous des 10 %. Parmi les mesures proposées, on parle d'accroître la diversité éthnique dans les écoles et de réduire le nombre de redoublements, a appris EURACTIV.
En 2009, plus de six millions de jeunes, 14,4 % de la tranche d’âge 18-24 ans, ont quitté l’école ou leur formation avec pour seul bagage un diplôme de niveau secondaire ou inférieur.
Bruxelles veut que 90 % des jeunes Européens terminent le niveau secondaire d’ici 2020, conformément aux objectifs clés de la stratégie phare « Europe 2020 » afin de rajeunir l’économie européenne.
La commissaire chargée de l’éduction, Androulla Vassiliou, présentera lundi prochain (31 janvier) des mesures vouées à aider les États membres en retard sur les normes d’éducation à atteindre les objectifs européens.
Malte, le Portugal et l’Espagne sont les cancres de l’UE dans ce domaine, avec des taux de décrochage supérieurs à 30 % du total des jeunes.
D’autre part, huit États respectent déjà les objectifs. En Slovaquie, en Slovénie, en Pologne et en République tchèque, près de 95 % des 18-24 ans possèdent un diplôme de niveau secondaire. Le Luxembourg, l’Autriche, la Lituanie et la Finlande sont également bien placés.
Mesures anti-décrochage
« La prévention en matière de décrochage scolaire doit débuter aussi tôt que possible en soutenant les enfants dans leur processus d'apprentissage et en évitant de reproduire les conditions qui peuvent mener à un départ précoce, comme le redoublement », a déclaré un fonctionnaire de l'UE à EURACTIV.
La Commission proposera également des « politiques de déségrégation » visant à mélanger les enfants issus de cultures et d'ethnies différentes afin de favoriser l'intégration sociale des élèves défavorisés, qui font partie de ceux qui ont le plus de risques de décrocher.
Les écoles et les universités devraient aussi être moins « imperméables » en permettant aux étudiants de partir et de pouvoir revenir facilement s'ils le souhaitent, estime Bruxelles.
Objectif d'alphabétisation
La semaine prochaine, l'exécutif de l'UE commencera également à travailler sur un autre objectif lié à l'éducation : réduire le nombre d'élèves qui présentent des difficultés en lecture, en mathématiques et en sciences à moins de 15 % à l'horizon 2020.
Actuellement, les problèmes d'alphabétisation touchent près de 20 % des Européens âgés de 15 ans et de nombreux adultes.
Un groupe de haut niveau sera composé la semaine prochaine à Bruxelles pour travailler sur ce problème et sera présidé par Laurentien Brinkhorst, la princesse des Pays-Bas, qui est la nouvelle Envoyée spéciale de l'UNESCO pour l'alphabétisation au service du développement.
Ce groupe devrait présenter ses propositions d'ici mi-2012.