L'UE demande une "cessation immédiate des hostilités" au Liban [FR]
Les ministres européens des affaires étrangères ne sont pas allés jusqu'à demander un cessez-le-feu immédiat, mais se sont entendus sur la nécessité d'un règlement politique avant l'envoi d'une force internationale de maintien de la paix.
Les ministres européens des affaires étrangères ne sont pas allés jusqu’à demander un cessez-le-feu immédiat, mais se sont entendus sur la nécessité d’un règlement politique avant l’envoi d’une force internationale de maintien de la paix.
Dans sa résolution du 1er août, le Conseil de ministres des affaires étrangères a appelé à « une cessation immédiate des hostilités qui devra être suivie d’un cessez le feu durable ». C’est moins que la proposition initiale de la présidence finlandaise, qui demandait un « cessez le feu immédiat ».
Les pressions des gouvernements britannique, allemand, néerlandais, tchec et polonais ont eu raison de cette première version du texte. Les Etats-Unis, pour leur part, ont également rejeté l’idée d’un cessez le feu immédiat et sans conditions. Israël a indiqué qu’il poursuivrait son offensive pour encore au moins deux semaines.
Il faut cependant souligner que, malgré ses faiblesses, ce texte a permis au Conseil de conserver son unité. Il reprend la demande française en précisant que le règlement final du conflit devra être accepté par toutes les parties dans le cadre des Nations Unies. Ce point est clairement présenté comme un préalable au déploiement d’une force internationale, qui devra disposer d’un mandat clair de l’ONU pour aider à un retour au calme au Liban.
Les Etats-Unis s’opposent au calendrier européen et soutiennent Israël, qui considère qu’il ne peut y avoir de cessez-le-feu durable ou de règlement politique de la crise avant la mise en place d’une force militaire de maintien de la paix dans le sud du Liban.
La résolution du 1er août précise que « les Etats membres de l’UE ont indiqué leur volonté de contribuer à une opération de maintien de la paix », mais seulement après qu’un cadre d’action ait été établi.
La France, l’Italie, la Finlande, la Pologne, la Suède et l’Espagne étudient tous la possibilité d’envoyer des forces au Liban. La Turquie et l’Indonésie ont également indiqué qu’elles pourraient participer. La France pourrait prendre la tête de la force.