L'UE considère que le Hamas doit renoncer à la violence et reconnaître Israël [FR]

La victoire du Hamas aux élections législatives le 26 janvier 2006 a choqué le monde entier. L'UE a indiqué que le Hamas doit être "prêt à oeuvrer pour la paix". La Maison Blanche a pour sa part indiqué qu'elle ne traiterait pas avec le Hamas.

La victoire du Hamas aux élections législatives le 26 janvier 2006 a choqué le monde entier. L’UE a indiqué que le Hamas doit être « prêt à oeuvrer pour la paix ». La Maison Blanche a pour sa part indiqué qu’elle ne traiterait pas avec le Hamas.

L’UE a salué les conditions démocratiques et équitables dans lesquelles les élections législatives de cette semaine se sont déroulées en Palestine, mais a prévenu qu’un gouvernement dirigé par le Hamas doit renoncer à la violence et reconnaître l’état d’Israël pour entretenir des relations avec l’Europe. Parallèllement, la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a déclaré : « Nous sommes prêts à travailler avec tous ceux qui cherchent la paix par des moyens pacifiques ».

Connu officiellement sous le nom de Mouvement de la résistance islamique, le Hamas a remporté, selon les résultats préliminaires, 76 des 132 sièges au Parlement.

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Javier Solana, a indiqué que le conseil des ministres des affaires étrangères, qui a lieu le 30 janvier 2006, analysera les résultats des élections et qu’à la lumière de cela, « l’UE exprimera son opinion et ses perspectives de coopération ». 

La présidence autrichienne a indiqué dans une déclaration : « Il n’y a aucune place, dans le processus politique, pour quiconque revendique la violence. C’est pourquoi nous exigeons de la part de toutes les forces politiques en présence dans les territoires palestiniens qu’elles poursuivent leurs objectifs par des moyens strictement politiques, qu’elles renoncent à la violence et qu’elles reconnaissent à Israël le droit d’exister. » Dans une veine semblable, le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw, a déclaré que si le gouvernement du Hamas « choisit une autre direction et ne renonce pas à la violence […] ils recevront une réponse appropriée. »

Qualifiant la victoire du Hamas de « très, très négative », le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a déclaré que cette dernière pourrait reporter indéfiniment toute possibilité de paix entre Israël et la Palestine. 

A la Maison Blanche, le président américain George Bush a affirmé « qu’il était très clair […] qu’un parti politique qui utilise la destruction de l’état d’Israël comme une plateforme est un parti avec lequel nous ne traiterons pas ». Les Etats-Unis considèrent le Hamas comme une organisation terroriste.

Le Premier ministre israélien par intérim, Ehud Olmert, a déclaré que « si un gouvernement est dirigé par le Hamas ou inclut le Hamas, l’Autorité palestinienne deviendra une organisation terroriste. »

Leila Shahid, déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’UE, a indiqué que les conditions posées par l’UE pour entretenir des relations avec l’Autorité palestinienne doivent être les mêmes que celles avec ses autres partenaires méditerranéens et avec Israël.

L’ambassadeur de l’UE en Israël, Ramiro Cibrian-Uzal, a indiqué au Jerusalem Post que l’Union continuera « de respecter [ses] engagements financiers vis-à-vis de l’Autorité palestinienne dans la mesure où le Hamas respecte ses engagements politiques vis-à-vis de l’Union européenne. » L’UE a apporté à l’Autorité palestinienne une aide financière d’un montant total de 500 millions d’euros en 2005.