L'UE considère que la conférence de Montréal sur le climat est un succès [FR]
Les principaux résultats de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques sont la décision de négocier un prolongement du protocole de Kyoto au-delà de 2012 et le lancement de négociations "ouvertes et non contraignantes" avec d'autres pays.
Les principaux résultats de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques sont la décision de négocier un prolongement du protocole de Kyoto au-delà de 2012 et le lancement de négociations « ouvertes et non contraignantes » avec d’autres pays.
- Protocole de Kyoto
La décision de négocier un prolongement du protocole de Kyoto au-delà de 2012 a été prise officiellement le dernier jour de la conférence de l’ONU sur le climat à Montréal, le 10 décembre. Ces négociations, qui doivent commencer en mai 2006, porteront sur les engagements futurs des 157 nations développées ayant ratifié l’accord international de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le principal résultat de la première semaine a été l’adoption des accords de Marrakech, qui établissent les règles de mise en oeuvre du protocole de Kyoto. Ces accords ont permis au protocole de Kyoto d’être entièrement opérationnel depuis son entrée en vigueur en février 2005.
Les participants à la conférence ont également décidé de rationnaliser le mécanisme de développement propre du protocole, qui permet aux pays développés d’accumuler des crédits en investissant dans des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Un autre mécanisme de Kyoto (la mise en oeuvre commune) a été lancé. Il sera particulièrement intéressant pour les pays de l’UE des 15 car il permet aux pays développés de gagner des crédits grâce à des projets dans d’autres pays développés, « notamment dans les économies de transition d’Europe centrale et orientale. »
- Négociations lancées dans le cadre de la convention de l’ONU
Un accord de dernière minute a été conclu pour lancer des négociations dans le cadre plus large de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à laquelle les pays non signataires de Kyoto, à savoir l’Australie et les Etats-Unis, sont également parties. La délégation américaine ayant insisté sur ce point, l’accord établit que les négociations « prendront la forme d’un échange de vues, d’informations et d’idées ouvert et non contraignant […] et ne lanceront aucune négociation entraînant de nouveaux engagements. »
Un programme de travail sur cinq ans a également été établi dans le cadre de la CCNUCC pour conseiller les pays vulnérables sur la meilleure façon de s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique qui ne peuvent être évitées.