L’UE attire des femmes politiques qui en ont assez de la politique cavalière au Royaume-Uni [FR]

Les femmes politiques au Royaume-Uni font du bon travail au sein du Parlement européen, car l’assemblée offre « le genre de politique à laquelle les femmes apprécient d’être associées », c’est-à-dire plus collégiale, beaucoup plus consensuelle et moins conflictuelle que la politique cavalière de leurs confrères de Westminster. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EURACTIV Glenis Willmott, leader de la délégation britannique du Labour au Parlement européen. 

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Les femmes politiques au Royaume-Uni font du bon travail au sein du Parlement européen, car l’assemblée offre « le genre de politique à laquelle les femmes apprécient d’être associées », c’est-à-dire plus collégiale, beaucoup plus consensuelle et moins conflictuelle que la politique cavalière de leurs confrères de Westminster. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EURACTIV Glenis Willmott, leader de la délégation britannique du Labour au Parlement européen. 

Mme Willmott a fait remarquer que les listes du parti travailliste britannique pour les élections européennes doivent appliquer le principe d’alternance homme femme. Elle regrette toutefois que ce ne soit pas le cas pour les élections nationales. 

« Je pense que la manière dont nous travaillons au Parlement européen est un bon modèle, qui peut encourager les femmes à s’impliquer dans la politique », a relevé Mme Willmott, soulignant le fait qu’avoir davantage de femmes en politique ferait augmenter le taux de participation. Selon l’eurodéputée, si « parmi les candidats, il n’y a pas davantage de femmes », qui assument un rôle de modèle, les femmes n’associeront pas les élections nationales à la politique européenne et ne prendront pas la peine de se rendre aux urnes lors des prochaines élections européennes de juin. 

De récentes enquêtes ont montré que les femmes européennes sont peu informées de ce qui se passe dans l’UE (EURACTIV 06/03/09). Bien que les femmes représentent la moitié de la population de l’UE, elles sont toujours qu’une minorité à entrer en politique, aux niveaux européen et national. A Bruxelles, 31 % des eurodéputés sont des femmes. Dans les parlements nationaux d’Europe, elles représentent 24 % des responsables politiques. La Suède, les Pays-Bas et la Finlande sont les seuls pays de l’UE dont la représentation féminine dans leurs parlements dépasse la barre des 40 %. 

« Il serait bon d’atteindre la parité et de voir des femmes exercer des fonctions de haut niveau. A l’inverse, nous ne souhaitons pas que des femmes soient nommées juste pour la forme. Nous ne voulons pas de nominations purement symboliques », a-t-elle souligné. 

La leader de la délégation des travaillistes britanniques a également noté que le groupe des socialistes (PSE)  pourrait devenir le plus grand groupe au Parlement européen si David Cameron, leader du parti conservateur britannique, concrétise son projet de retirer les travaillistes du groupe du PPE-DE, qui est actuellement la formation politique dominante. Mme Wilmott a ajouté que le parti britannique eurosceptique UKIP ne devrait obtenir que peu de soutien. 

« Lors des dernières élections, une célébrité figurait sur leur liste : Robert Kilroy-Silk. Il s’agissait d’un présentateur très célèbre que les citoyens voyaient tous les jours à la télévision pendant des années. Les citoyens le connaissaient, ce qui a fait monter les votes en flèche », a-t-elle indiqué. « Désormais, l’UKIP semble être dans le creux de la vague, pour parler franchement. Je ne peux pas m’imaginer qu’il arrive à approcher le même nombre de siège que la dernière fois », a-t-elle déclaré. 

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.