L’Occident promet un plan d’aide à l'Ukraine

Les États-Unis et l’Union européenne ont promis une aide financière à l’Ukraine à l’issue d’une rencontre avec les chefs de l’opposition du pays. Ces derniers demandent également une médiation internationale.   

EURACTIV.fr / Reuters
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Les États-Unis et l’Union européenne ont promis une aide financière à l’Ukraine à l’issue d’une rencontre avec les chefs de l’opposition du pays. Ces derniers demandent également une médiation internationale.   

Les chefs de l'opposition ukrainienne ont réclamé une médiation internationale et une aide financière aux pays occidentaux, à l’issue de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité qui s’est tenue ce week-end.

À cette occasion, Vitali Klitschko et  Arseni  Iatseniouk ont rencontré abordé ces questions avec les chefs de la diplomatie américaine, allemande et française. Outre une assistance financière, les leaders de l’opposition demandent une médiation internationale afin d'éviter les « interprétations divergentes » dans les négociations avec le président au pouvoir, Viktor Ianoukovitch.

 « Nous avons dit à Munich à nos partenaires occidentaux que nous avions vraiment besoin d'une aide financière pour sortir le pays de la crise. Mais quand nous disons 'nous', nous parlons du peuple ukrainien – pas un sou ne doit aller au régime Ianoukovitch », a expliqué l'ancien ministre des Finances Arseni  Iatseniouk.

Interrogée en marge de la conférence de Munich par le Wall Street Journal,  la porte-parole de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a affirmé que les États-Unis et l'Union européenne mettaient au point un important programme d'assistance financière pour l'Ukraine.

Ce plan permettrait à l'ancienne république soviétique de tenir pendant une période de transition au cours de laquelle un gouvernement intérimaire élargi pourrait approuver des réformes politiques et économiques et préparer une élection présidentielle, actuellement prévue pour 2015.

L'UE et les États-Unis « développent un plan – un Plan Ukrainien, comme j'ai suggéré qu'ils l'appellent – qui examine ce que nous devons faire dès maintenant dans différents secteurs de l'économie pour améliorer les choses », a dit Catherine Ashton.

Depuis le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer un accord de partenariat avec l'UE en novembre, l'Ukraine est secouée par une vague de contestation et s’est  retrouvée dans une position financière délicate.

Le gouvernement ukrainien a privilégié un rapprochement avec la Russie et obtenu de Moscou la promesse d'une aide de 15 milliards de dollars ainsi qu’une baisse du prix du gaz russe. Mais après la démission du premier ministre ukrainien Mikola Azarov la semaine précédente, le président russe, Vladimir Poutine, a jeté le doute sur le maintien de ces accords,  précisant que Moscou attendrait la formation d'un nouveau gouvernement avant de mettre en œuvre sa promesse.

Questionnée sur le montant de l'aide envisagée par Bruxelles et Washington, Catherine Ashton a déclaré que rien n'avait été décidé. Mais, a-t-elle ajouté, « les chiffres ne seront pas modestes ».

Elle a dit que l'aide ne consisterait pas uniquement dans le versement de liquidités, mais comprendrait aussi des « garanties », des aides à l'investissement ou encore le soutien de la monnaie ukrainienne.

Contrairement aux aides promises par le passé par l'UE, ce plan ne dépendrait pas de la conclusion d'un accord avec le Fonds monétaire international.

Catherine Ashton ainsi qu’un haut responsable du département d'Etat américain sont attendus cette semaine à Kiev, alors que le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, en arrêt maladie depuis quatre jours, doit reprendre ses activités aujourd’hui (3 février).