L’Italie entre dans le viseur des agences de notation
Standard & Poor’s a abaissé d’un cran ses notes de crédit longue et courte sur l’Italie, faisant planer la menace d’une contagion de la crise de la dette dans la zone euro.
Standard & Poor’s a abaissé d’un cran ses notes de crédit longue et courte sur l’Italie, faisant planer la menace d’une contagion de la crise de la dette dans la zone euro.
Le plan d’austérité adopté la semaine dernière par le parlement italien n’a que brièvement convaincu les marchés. Il a surtout alimenté le scepticisme des agences de notation sur la capacité du gouvernement à réagir de manière décisive à un environnement macroéconomique intérieur et extérieur difficiles.
Standard & Poor’s a abaissé, lundi 19 septembre, ses notes de crédit longue et courte du pays de A+/A-1+ à A/A-1, conservant une perspective négative sur l’évolution de l’activité économique et la situation politique.
La hausse d’impôts et la baisse des dépenses, avec pour objectif de ramener le budget à l’équilibre en 2013 en réalisant 59,8 milliards d’euros d’économies, ne font pas bon ménage dans un contexte d’incertitude politique et économique, estime l’agence.
« De notre point de vue, les mesures et le calendrier du Plan de réforme nationale de l’Italie ne contribueront sans doute guère à stimuler la performance économique de l’Italie, surtout dans un contexte de resserrement des conditions financières et en raison du programme d’austérité budgétaire du gouvernement », explique-t-elle.
Craintes d’une contagion
Le marché s’attendait à ce que l’agence Moody’s soit la première à abaisser la note de crédit de long terme de l’Italie. Vendredi 16 septembre, elle avait laissé planer la possibilité d’un déclassement de la notation italienne en octobre.
Cette réaction de S&P menace d’alimenter les craintes de contagion de la crise de la dette grecque à d’autres pays de la zone euro.
A l’annonce de S&P, la monnaie unique européenne a reculé face au dollar. Le rendement sur les emprunts à dix ans est quant à lui remonté à 5,59% lundi, pas si loin des 6% demandés par les marchés avant l’intervention de la Banque centrale européenne.