L'impasse chypriote assombrit les perspectives d'adhésion de la Turquie [FR]
L'absence de compromis sur la question chypriote est "très sérieuse" pour la candidature turque, souligne la chancelière allemande Angela Merkel. Le rapport de la Commission sur la Turquie devrait être très critique.
L’absence de compromis sur la question chypriote est « très sérieuse » pour la candidature turque, souligne la chancelière allemande Angela Merkel. Le rapport de la Commission sur la Turquie devrait être très critique.
La perspective d’adhésion de la Turquie à l’UE s’éloigne après l’annulation de dernière minute de la réunion organisée par la présidence finlandaise pour tenter de résoudre la question chypriote.
Angela Merkel a déclaré au Süddeutsche Zeitung que les négociations avec la Turquie ne pourraient se poursuivre qu’à la condition de trouver une solution au conflit chypriote. Elle a assuré que la Turquie devait ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions en provenance de Chypre, ajoutant : « La Turquie doit comprendre que, sans geste de sa part, il n’y aura tout simplement pas d’avancée ».
Lors d’une conférence de presse, l’ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, a défendu la position turque, soulignant que la résolution du conflit chypriote n’était pas un critère officiel de la candidature turque.
L’ancien ministre turc de l’économie, Kemal Dervis, a déclaré au Financial Times que relever constamment la barre pour l’adhésion de la Turquie à l’UE n’était pas la bonne stratégie. Il a ajouté : « L’Europe doit changer de discours envers la Turquie. »
Le refus de la Turquie de libéraliser ses échanges commerciaux avec Chypre viendra s’ajouter aux critiques de l’UE au sujet du ralentissement des réformes, ainsi que des résultats en matière de droits de l’homme et de liberté d’expression. Le rapport de suivi de la Commission prévu pour le 8 novembre 2006 devrait se montrer très critique et pourrait même conduire à une supension des négociations entre l’UE et la Turquie.