L'Europe ne gagnera rien à s'unir contre les Etats-Unis, selon le secrétaire général de l'OT
Le secrétaire général de l'OTAN, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, appelle l'Europe et les Etats-Unis à trouver un consensus sur la question du conflit irakien.
Le secrétaire général de l’OTAN, le
Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, appelle l’Europe
et les Etats-Unis à trouver un consensus sur la question
du conflit irakien.
Le secrétaire général de l’OTAN
plaide en faveur d’un renforcement de la relation
transatlantique et de la consolidation du consensus
politique au sein de l’Alliance. Jaap de Hoop
Scheffer déplore notamment que, du fait de la
position de Berlin sur le conflit irakien, des officiers
allemands ne puissent être incorporés aux
éléments de l’OTAN qui
seront envoyés en Irak en janvier – ces
personnels de l’Alliance devant avoir un statut de
conseillers des forces irakiennes. Selon M. De Hoop
Scheffer, qui s’exprimait à Berlin le 8 novembre
2004, une telle décision est de nature à
affaiblir le principe de solidarité en vigueur au
sein de l’OTAN.
16 à 17 des 26 Etats membres de l’OTAN
seraient aujourd’hui prêts à
s’impliquer dans la formation des forces de
sécurité irakiennes, notamment afin de
renforcer la stabilité du pays en amont des
élections prévues pour le mois de janvier 2005.
La France et l’Allemagne ont indiqué
qu’elles étaient prêtes à participer
à ce programme, à condition que la formation
ait lieu hors d’Irak.
« J’estime que, à partir du moment
où nous avons un consensus dans le
domaine de la politique de sécurité,
notamment sur la question de la formation des troupes
irakiennes, nous ne pouvons accepter que certains Etats
membres donnent leur feu vert à une mission
tout en refusant que leurs officiers OTAN puissent y
participer », a notamment déclaré M. De
Hoop Scheffer.
Soulignant qu’il s’attend à un
renforcement du rôle de l’OTAN en matière
d’opérations extérieures, le
secrétaire général de l’organisation a
plaidé en faveur d’un renforcement de
l’alliance. « Tout le monde se rend bien compte
que ce qui s’est produit il y a un an ne doit plus
jamais se reproduire. Unir l’Europe contre les
Etats-Unis ne mènera nulle part », a conclu M.
De Hoop Scheffer.