L’eurodéputé José Bové relaxé
Par le biais de Twitter, José Bové a annoncé sa relaxe dans l’affaire du fauchage d’un champ de maïs en 2008.
Par le biais de Twitter, José Bové a annoncé sa relaxe dans l’affaire du fauchage d’un champ de maïs en 2008.
Le député européen (Verts/ALE) José Bové, attaqué par le semencier Monsanto, a été relaxé, mardi 28 juin, par le tribunal de Poitiers. Le militant écologiste comparaissait avec huit autres faucheurs, eux aussi relaxés, pour avoir détruit, le 15 août 2008, deux parcelles expérimentales de maïs OGM à Civaux et Valdivienne (Vienne).
José Bové encourait 200 jours amende, en vertu de la loi de 2008 condamnant le « délit de fauchage ». Le procureur adjoint du tribunal de Poitiers, François Casassus-Builhé avait reproché au militant ses actes de « désobéissance civile ».
Le tribunal a estimé que le texte visé par le parquet pour engager les poursuites ne correspondait pas aux faits incriminés et que la requalification n’était pas possible.
Selon le code rural, la loi de 2008 s’applique à la destruction d’une parcelle, « de culture de nature commerciale autorisée à la mise sur le marché « , mais les faucheurs s’en étaient pris à une parcelle cultivée au titre de la recherche, ce qui est juridiquement différent.
A l’annonce du verdict, José Bové a déclaré au quotidien La voix du Nord que la « persévérance en faveur de la biodiversité » avait fini par l’emporter. « Pas d’OGM dans nos champs ni nos assiettes », a-t-il ajouté.
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