L'Espagne ferme également ses portes aux travailleurs bulgares et roumains [FR]

Après le Royaume-Uni et l'Irlande, l'Espagne a décidé de limiter l'accès de son marché du travail aux Bulgares et aux Roumains. 

Après le Royaume-Uni et l’Irlande, l’Espagne a décidé de limiter l’accès de son marché du travail aux Bulgares et aux Roumains. 

Une semaine après la décision du Royaume-Uni de limiter l’accès de son marché du travail aux Bulgares et aux Roumains, le gouvernement espagnol a décidé de faire de même. L’Espagne avait déjà mis en place un régime transitoire de deux ans pour les travailleurs en provenance des 10 nouveaux Etats membres, mais elle ne suivra pas la même politique avec la Roumanie et la Bulgarie.

Selon les autorités espagnoles, environ 400 000 Roumains et 160 000 Bulgares vivent et travaillent déjà sur le territoire, et seulement la moitié d’entre eux dans des conditions légales, et une politique de porte ouverte signifierait la légalisation automatique de tous les immigrés résidants dans le pays. L’Espagne et l’Italie, de par leur proximité linguistique, devraient être des destinations migratoires majeures, notamment pour les travailleurs roumains.

La Bulgarie et la Roumanie intègreront l’UE en janvier 2007, et pour le moment, seules la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la Pologne, la République slovaque et la Suède ont prévu d’ouvrir leur marché du travail. Toutefois, selon la législation en vigueur dans l’UE, les Bulgares et les Roumains ont toujours le droit de se rendre dans tous les Etats membres comme touristes et d’y travailler en tant qu’indépendants.

L’année 2006 a été proclamée Année européenne de la mobilité des travailleurs.