L'avenir de l'UE dans le domaine de l'énergie, priorité de l'agenda politique [FR]

Une conférence organisée dans le cadre du dialogue UE-Russie sur l'énergie le 30 octobre 2006 et un nouveau rapport du groupe de haut niveau Compétitivité / Énergie / Environnement montrent que les questions énergétiques sont devenues la priorité numéro un de l'UE.

Une conférence organisée dans le cadre du dialogue UE-Russie sur l’énergie le 30 octobre 2006 et un nouveau rapport du groupe de haut niveau Compétitivité / Énergie / Environnement montrent que les questions énergétiques sont devenues la priorité numéro un de l’UE.

Durant la conférence du 30 octobre à Moscou, le commissaire Piebalgs a appelé l’UE et la Russie à améliorer leur compréhension et leur confiance mutuelles. « La Russie a besoin de l’Union européenne, tout comme l’Union européenne a besoin de la Russie, » a-t-il souligné. Ses commentaires reflètent les tensions croissantes entre les deux régions en raison des conflits géopolitiques relatifs à l’approvisionnement en gaz et en pétrole et des nouvelles aspirations de la Russie à devenir une superpuissance énergétique.

La Russie est le principal pays exportateur de pétrole, représentant 30% des importations totales de l’UE et environ 44% des importations de gaz. L’UE tente de convaincre la Russie de signer le traité sur la charte européenne de l’énergie, mais les Russes ont refusé jusqu’à présent de le ratifier. Dans le contexte du dialogue UE-Russie sur l’énergie, quatre groupes de travail thématiques ont préparé des rapports, qui ont été présentés à Moscou : investissements, infrastructure, commerce et efficacité énergétique. Ces rapports seront examinés et éventuellement adoptés lors du second conseil de partenariat permanent UE-Russie sur l’énergie, le 21 novembre 2006.

Renforcer la coopération internationale était aussi l’une des principales recommandations du second rapport du groupe de haut niveau Compétitivité / Énergie / Environnement, qui s’est réuni à Bruxelles le 30 octobre 2006. Ce rapport a également appelé l’UE à élaborer une « stratégie générale fondée sur les preuves » pour son avenir dans le domaine de l’énergie et à améliorer le système européen d’échange de quotas d’émissions. Le groupe a enfin souligné la nécessité d’un programme technologique européen sur l’énergie et a créé deux nouveaux groupes de travail ad hoc : l’un sur l’innovation et les développements technologiques dans les industries à forte consommation d’énergie et l’autre pour étudier les impacts des subventions nuisibles à l’environnement.