L’« Alliance du nucléaire » va de nouveau se réunir à l'initiative de la France
L'alliance du nucléaire se réunira mardi (11 juillet) en marge d’un conseil informel des ministres de l’Énergie des 27 pour demander des garanties à la Commission sur l'inclusion du nucléaire dans les politiques européennes pour la transition énergétique.
L’alliance du nucléaire se réunira mardi (11 juillet) en marge d’un conseil informel des ministres de l’Énergie des 27 pour demander des garanties à la Commission européenne sur l’inclusion du nucléaire dans les politiques européennes pour la transition énergétique.
En février dernier, la ministre de la Transition énergétique française, Agnès Pannier-Runacher, initiait un groupe de réflexion entre quelques États membres de l’UE intéressés par la question du nucléaire. Une première réunion formelle avait réuni, à Paris le 16 mai dernier, 15 représentants d’États membres et du Royaume-Uni, ainsi que la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson.
Exception faite du Royaume-Uni, les États membres présents à Paris, ainsi que Mme Simson, se réuniront mardi (11 juillet) à Valladolid, en marge du premier conseil européen informel de l’Énergie sous présidence espagnole du conseil de l’UE.
Selon le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, les membres de l’alliance du nucléaire en profiteront pour dévoiler une déclaration commune à destination de la Commission européenne dans laquelle ils lui demanderont de « bien inclure l’énergie nucléaire dans l’ensemble des textes pertinents et en préparations » concernant la transition énergétique de l’UE. Les conseillers de la ministre n’ont pas précisé de quels textes il s’agissait.
À Paris mi-mai, les États membres de l’alliance du nucléaire avait déjà signé une déclaration commune exhortant la Commission européenne a encourager l’inclusion du nucléaire « dans la stratégie énergétique de l’UE ».
Selon eux, l’UE pourrait, d’ici à 2050, disposer de plus de 150 GW de puissance nucléaire sur son sol.
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La France avait, par la suite, obtenu de haute lutte une déclaration de la Commission européenne dans le cadre des négociations sur la directive énergies renouvelables qui actait formellement le rôle des « autres sources d’énergie non-fossiles » dans l’atteinte de la « neutralité climatique d’ici 2050 ».
Des propos qui reconnaissent sans ambages la contribution de l’énergie nucléaire aux objectifs climatiques de l’UE, déclarait à EURACTIV France le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher début juillet.
En outre, le nombre de participants à la réunion de mardi n’est pas encore garanti, précise le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher : questions de logistiques et de transports.
Le cabinet n’a pas précisé non plus si une réunion des « Amis du renouvelable » se tiendrait aussi le même jour. Ce groupe avait été mis sur pied par l’Autriche pour faire contrepoids à l’ « alliance du nucléaire » – groupe que Paris a depuis rejoint, arguant de son taux élevé d’énergies renouvelables.
La France « a vocation à participer à toutes les réunions » du groupe, a ainsi déclaré le cabinet de la ministre.
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[Édité par Frédéric Simon]