L’Allemagne rejoint la France dans le maintien de la clause de sauvegarde sur le maïs OGM
Berlin a rejoint la France, la Grèce, la Hongrie et d’autres États membres de l’UE opposés à la culture des organismes génétiquement modifiés, en ordonnant l’interdiction du maïs MON 810 de Monsanto ; et ce, en dépit de décisions européennes selon lesquelles la céréale biotechnologique est sûre.
Berlin a rejoint la France, la Grèce, la Hongrie et d’autres États membres de l’UE opposés à la culture des organismes génétiquement modifiés, en ordonnant l’interdiction du maïs MON 810 de Monsanto ; et ce, en dépit de décisions européennes selon lesquelles la céréale biotechnologique est sûre.
L’Allemagne suspend la culture du maïs MON 180, a annoncé la ministre de l’Agriculture Ilse Aigner, le 14 avril dernier. « Je suis parvenue à la conclusion qu’il y avait des raisons valables de croire que le maïs génétiquement modifié tel que le MON180 représentait un danger pour l’environnement », a-t-elle indiqué. « Ce n’est pas une décision politique. Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », a ajouté la ministre.
La Commission européenne a indiqué qu’elle examinerait la décision allemande et « déciderait de la marche à suivre la plus appropriée dans cette situation », selon la porte parole de la DG agriculture et pêche Nathalie Charbonneau.
Cette décision est quoi qu’il en soit un bon point pour la France. Après l’échec de la Commission européenne de faire lever la clause de sauvegarde maintenue par le pays sur le maïs MON180, c’est au tour des ministres de l’agriculture de se prononcer sur la légitimité de cette clause, lors de leur prochaine réunion les 23 et 24 avril prochain. (EURACTIV.fr 17/2/2009)
A noter que lundi 2 mars, les ministres de l’Environnement des 27 avaient voté à une écrasante majorité contre la levée des clauses de sauvegarde autrichiennes et hongroises relatives à des maïs génétiquement modifiés proposée par la Commission européenne. L’une d’elle concerne le maïs MON810 dont la commercialisation est interdite en Hongrie depuis 2005. Les deux autres sont appliquées en Autriche. Depuis 1999 pour le maïs MON810 et 2000 pour le maïs T25. Seuls le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède avait voté pour.
Selon le porte parole de Monsanto, Andreas Thierfelder, cette décision « est injustifiée et n’est pas fondée sur des raisons scientifiques valables ». « Si cette décision était confirmée, Monsanto considérerait la possibilité d’actions en justice afin de permettre la plantation de graines d’OGM pour la récolte de cette année ».
« Un rapport sur la stratégie de l’Allemagne par rapport aux OGM sera préparé », a indiqué la ministre.