L’AIE tire le signal d’alarme sur les économies d’énergie [FR]
Dans un nouveau rapport, l'Agence internationale de l'énergie a averti qu'avec la croissance économique durable et la hausse de la demande pour les voyages, l'immobilier et les loisirs dans les pays développés ont provoqué une augmentation de 14% de l'utilisation de l'énergie et des émissions de CO2 qui y sont liées, depuis 1990.
Dans un nouveau rapport, l’Agence internationale de l’énergie a averti qu’avec la croissance économique durable et la hausse de la demande pour les voyages, l’immobilier et les loisirs dans les pays développés ont provoqué une augmentation de 14% de l’utilisation de l’énergie et des émissions de CO2 qui y sont liées, depuis 1990.
Le rapport “Energy Use in the New Millennium”, publié le 10 septembre, est une contribution de l’AIE à la troisième réunion ministérielle du G8 sur le dialogue de Gleneagles sur la changement climatique et l’énergie qui se déroule actuellement à Berlin.
Il décrit une image peu positive des efforts accomplis par les 26 pays membres de l’AIE pour contrôler leur consommation énergétique depuis 1990, année référence du Protocole de Kyoto sur le changement climatique.
Selon le rapport de l’agence basée à Paris, l’utilisation finale de l’énergie a augmenté de 14% entre 1990 et 2004. Cette hausse alimente directement le niveau d’émissions de CO2, qui a également augmenté de 14%.
De plus, le taux d’amélioration en terme d’économies d’énergie a en fait ralenti depuis les années 1970 et le premier choc pétrolier, chutant de «moins de 1% pan an» depuis 1990, un niveau qui aurait diminué de près de la moitié comparé aux dernières décennies. Selon l’agence si le niveau d’origine avait été maintenu, la consommation d’énergie n’aurait quasiment pas augmenté dans la zone AIE.
Les résultats confirment les conclusions des dernières analyses de l’AIE selon lesquelles les changements causés par les chocs pétroliers des années 1970 et les politiques énergétiques qui ont suivi ont davantage contribué à contrôler l’augmentation de la demande en énergie et à réduire les émissions de CO2 que les politiques d’efficacité énergétiques et de climat mises en œuvre dans les années 1990.
Pour l’AIE, ces résultats donnent le signal d’alarme.
Au niveau européen, la Commission a fait des économies d’énergie une de ses priorités essentielles. Dans un plan d’action approuvé par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement en mars 2007, l’Europe a accepté de réduire sa consommation d’énergie de 20% d’ici 2020.
Comme l’a déclaré Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’AIE, au cours de sa présentation du rapport lors de la réunion du G8 à Berlin, la bonne nouvelle est qu’il existe enore des domaines importants pour améliorer l’efficacité énergétique de manière rentable dans la construction, les appareils ménagers, l’industrie et les transports. La mauvaise nouvelle est qu’il faudra avancer plus vite dans la réalisation de ce potentiel.