L’adhésion de la Croatie est signée, la Serbie recalée
Après six ans de négociations, la Croatie a signé son traité d’adhésion prévue pour juillet 2013. Quant à la candidature serbe, elle ne sera examinée qu’en février prochain.
Après six ans de négociations, la Croatie a signé son traité d’adhésion prévue pour juillet 2013. Quant à la candidature serbe, elle ne sera examinée qu’en février prochain.
Les chefs d’État et de gouvernement n’ont eu que quelques heures de sommeil entre la fin des discussions sur la réforme des traités de l’UE et la signature d’un autre, celui de l’adhésion de la Croatie.
Sarkozy absent
Plus de six ans de négociations ont été nécessaires à Zagreb pour atteindre cet objectif. La Croatie deviendra officiellement le 28e État membre en juillet 2013. D’ici là, elle restera sous surveillance pour évitement tout relâchement des efforts de réforme de la justice et de lutte contre la corruption.
Lors de la signature du texte par le président croate Ivo Josipovic et la première ministre Jadranka Kosor, les Vingt-Sept ont chaudement applaudi les nouveaux venus. Absence remarquée : celle du président français, Nicolas Sarkozy qui était représenté par son ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti.
Les parlements nationaux vont devoir ratifier le texte à leur tour.
Serbie recalée
Autre pays balkanique qui voit son avenir dans l’intégration européenne, la Serbie. Elle espérait obtenir, lors de ce conseil, le statut officiel de candidat, ce qui lui aurait permis de commencer les négociations.
Mais les tensions persistantes avec le Kosovo que Belgrade ne reconnait toujours pas ont amené les chefs d’État et de gouvernement à reporter leur décision en février. L’UE demande à la Serbie de réaliser des progrès « supplémentaires ».
L’Allemagne fait parti des pays les plus prudents sur ce dossier, alors que la France, alliée historique de la Serbie, se veut plus volontaire.