Kuneva refuse un poste européen en vue des élections bulgares
L'ancienne commissaire européenne bulgare Meglena Kuneva a refusé un poste en vue qu'on lui a offert au sein de la Commission européenne. La dirigeante du parti libéral bulgare, le NDSV, dont est membre Mme Kuneva, a affirmé dimanche (21 février) qu'elle pourrait se présenter à la présidence bulgare à la place, écrit Dnevnik, publication partenaire d'EURACTIV en Bulgarie.
L'ancienne commissaire européenne bulgare Meglena Kuneva a refusé un poste en vue qu'on lui a offert au sein de la Commission européenne. La dirigeante du parti libéral bulgare, le NDSV, dont est membre Mme Kuneva, a affirmé dimanche (21 février) qu'elle pourrait se présenter à la présidence bulgare à la place, écrit Dnevnik, publication partenaire d'EURACTIV en Bulgarie.
Meglena Kuneva, qui était auparavant commissaire de l'UE chargée de la protection des consommateurs, a décliné l’offre du président de la Commission européenne José Manuel Barroso de présider le Bureau des Conseillers de Politique européenne (BEPA), le think tank interne de l'exécutif de l'UE.
Sur son compte Facebook, Mme Kuneva a écrit qu'elle souhaitait avoir la liberté et l'énergie pour se concentrer sur la construction d'une meilleure Bulgarie et d'une meilleure Europe.
J'ai été très touchée par la proposition du président Barroso, qu'il m'a faite il y a quelques mois, de continuer à travailler à la Commission dans un poste de haut niveau. Malgré cela, je pense que mon rôle est de continuer à travailler en tant que femme politique, a écrit Mme Kuneva.
Le choix de Barroso?
Mme Kuneva était l'un des membres préférés de la première équipe de M. Barroso. Il paraît qu'il a mis en œuvre beaucoup d'efforts pour la garder après que sa re-nomination ait été compromise par la victoire de Boyko Borissov lors des élections du Parlement bulgare (voir "Contexte").
Des sources proches de Mme Kuneva ont confié à EURACTIV qu'elle ne pourrait pas prendre le poste au BEPA car cela créerait un conflit entre le président de la Commission et le premier ministre bulgare M. Borissov. Ce dernier considère selon certaines informations Mme Kuneva comme le cerveau derrière le complot visant à torpiller la nomination de Rumiana Jeleva comme commissaire bulgare.
Cependant, cette théorie du complot semble négliger le fait que l'audition de Mme Jeleva au Parlement européen a été un fiasco (EURACTIV 13/01/10), ce qui a été considéré comme la principale raison de son retrait une semaine plus tard (EURACTIV 20/01/10 ).
Ce n'est visiblement pas la façon dont M. Borissov voit les choses.
M. Borissov voit Mme Kuneva comme une ennemie, et si M. Barroso la garde dans son cercle proche, il finira par avoir le premier ministre d'un Etat membre comme ennemi. M. Barroso ne peut pas se le permettre, a dit un représentant bulgare de haut rang à EURACTIV.
La même source a ajouté que dans l'actuelle administration bulgare, toute personne considérée comme proche de Mme Kuneva craint une réaction violente de la part du premier ministre vindicatif.
Possible candidature aux élections présidentielles
Interrogé sur le futur politique de Mme Kuneva, Hristina Hristova, dirigeante du parti libéral NDSV (voir "Contexte"), a dit que l'ancienne commissaire pourrait probablement représenter le parti lors des prochaines électionsprésidentielles, qui devraient avoir lieu en automne 2011. Le fondateur du NDSV, Simeon Saxe-Coburg Gotha, a précisé qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle, a ajouté Mme Hristova.
Mme Kuneva a été citée par la télévision nationale bulgare, affirmant que l'élection présidentielle ne faisait pas parti de ses projets pour le moment.
Le soutien du peuple pour Mme Kuneva est bien plus fort que pour le parti ou pour l'ancien roi, montrent les sondages d'opinions. L’influent quotidien '24 chasa' semble dire aujourd'hui que Mme Kuneva va en effet se présenter à la présidentielle, mais en tant que candidate indépendante, car son affiliation au NDSV créerait un handicap.
L'actuel président bulgare, Georgi Parvanov, en est à son second mandat et ne peut plus être réélu. Aucun autre nom de candidat potentiel n'a circulé jusqu'ici.
Le poste de président est considéré comme cérémonial, mais il peut également servir à contrebalancer l'équilibre dans la société, comme l'ont montré des expériences politiques récentes au sein du nouvel entrant de l'UE.