Kallas veut introduire plus de transparence et d'éthique dans la sphère politique européenne [FR]
Le Commissaire Kallas présentera en octobre prochain différentes initiatives visant à durcir les normes de transparence et d'éthique auxquelles sont soumis les lobbyistes bruxellois et les institutions européennes.
Le Commissaire Kallas présentera en octobre prochain différentes initiatives visant à durcir les normes de transparence et d’éthique auxquelles sont soumis les lobbyistes bruxellois et les institutions européennes.
Un groupe consultatif a été mis en place pour réfléchir aux modalités de mise en oeuvre du programme présenté par le Commissaire Kallas dans son discours du 3 mars 2005. Le Collège des Commissaires a donné son feu vert à la création de ce groupe lors de sa réunion du 18 mai.
Composé de fonctionnaires issus de l’ensemble des directions-générales de la Commission, le groupe devra étudier le degré de faisabilité et les implications concrètes des initiatives envisagées par M. Kallas ; il lui incombera notamment d’évaluer dans quelle mesure l’entrée en vigueur de nouvelles règles de transparence pourrait entraîner un alourdissement des procédures administratives actuellement en vigueur.
L’un des projets à l’étude prévoit que les groupes d’intérêts et les lobbyistes professionnels établis à Bruxelles soient soumis à l’obligation de fournir des indications détaillées sur les intérêts qu’ils représentent et sur leurs sources de financement.
Cette initiative de la Commission intervient alors que plusieurs journaux ont récemment dénoncé la faible transparence affichée par l’exécutif européen (et notamment par son président, José Manuel Barroso) dans plusieurs cas embarrassants. En avril dernier, une première controverse éclatait au sujet des quelques jours de vacances passés par M. Barroso sur le yacht de l’armateur grec Spiros Latsis, peu de temps avant l’entrée en fonctions du nouveau président de la Commission. Critiqué pour avoir gardé le silence sur cet épisode, José Manuel Barroso doit aujourd’hui faire face au mini-scandale suscité par de nouvelles révélations de La Libre Belgique, le quotidien belge ayant rapporté dans son édition du 18 mai que les cinq gardes du corps du président de la Commission percevaient un double salaire, versé à la fois par la Commission et par l’Etat portugais.