Journée chaude pour le climat

Mardi 3 novembre, l’Afrique a menacé de se retirer des négociations sur le climat, Barroso s’est dit inquiet et les Républicains ont fait la politique de la chaise vide lors de la discussion de la loi sur le climat au Congrès américain.

Mardi 3 novembre, l’Afrique a menacé de se retirer des négociations sur le climat, Barroso s’est dit inquiet et les Républicains ont fait la politique de la chaise vide lors de la discussion de la loi sur le climat au Congrès américain.

EN BREF  :

Un mois avant la conférence des Nations unies sur le climat qui se déroule à Copenhague entre le 7 et le 18 décembre, un dernier round de négociation à lieu à Barcelone. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne se passent pas très bien.

L’Afrique a menacé le 3 novembre de se retirer des négociations si les pays industrialisés ne s’engageaient pas à réduire d’au moins 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 et par rapport à 1990, selon plusieurs sources citées par l’AFP.

Cette menace inquiète non seulement le secrétariat de la Convention climat des Nations Unies (CNUCC) mais également la Commission européenne. Son président, José Manuel Barroso en visite à Washington pour le sommet UE-USA, s’est en effet dit « inquiet » de l’absence de progrès avant la conférence de Copenhague.

« Bien sûr nous n’allons pas obtenir un traité contraignant à part entière du type de Kyoto, d’ici à Copenhague », a-t-il déclaré à des journalistes. « C’est évident. Il n’y a pas assez de temps pour cela. »

Au même moment, à Washington, les Républicains de la commission Environnement du Congrès américain faisait la politique de la chaise vide en signe de protestation contre le projet de loi démocrate sur le climat.

Malgré tout, la chancelière allemande en visite à Washington a indiqué lors d’une allocation devant le Congrès américain mardi 3 novembre qu’elle était convaincue « qu’à partir du moment où nous, l’Europe et l’Amérique, nous montrons prêts à adopter un accord contraignant, nous pourrons aussi persuader la Chine et l’Inde de se joindre au mouvement ».