Jean-Jacques Queyranne : «Traditionnellement, les collectivités ne sont ni associées, ni consultées sur les projets européens»

La place des collectivités locales françaises dans le processus de décision européen est faible, estime le président de la région Rhône Alpes, Jean-Jacques Queyranne, dans une interview accordée à EURACTIV France. Il espère que le gouvernement saura mieux associer celles-ci à la préparation de la Présidence française de l’UE en 2008.

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La place des collectivités locales françaises dans le processus de décision européen est faible, estime le président de la région Rhône Alpes, Jean-Jacques Queyranne, dans une interview accordée à EURACTIV France. Il espère que le gouvernement saura mieux associer celles-ci à la préparation de la Présidence française de l’UE en 2008.

En bref  :

Les régions occupent une place de plus en plus importante dans la construction européenne. Leur place dans le processus de décision reste pourtant faible, en particulier en France. L’organisation centralisée de l’État l’explique en partie. Il s’agit d’une « exception culturelle » française, souligne Jean-Jacques Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes dans une interview accordée à EURACTIV France.

« Traditionnellement, les collectivités ne sont ni associées, ni consultées sur les projets européens, que ce soit les grandes politiques ou les projets de réglementation. Même en matière de gestion des fonds structurels, nous restons l’un des rares grands pays où la gestion est restée confiée à l’État », ajoute-t-il.

Revenant sur les « partenariats actifs » menés par la région Rhône Alpes, notamment avec le Bade-Wurtemberg, la Catalogne et la Lombardie, Jean-Jacques Queyranne revient sur le rôle important de l’Europe des régions pour relever les « défis lancés à la société européenne dans le domaine de l’emploi et de la formation ou de l’innovation économique et environnementale ».

Cette situation fait espérer au président de la région Rhône Alpes que le gouvernement français sera fidèle aux engagements pris lors de la conférence nationale des exécutifs : associer les collectivités territoriales à la préparation de la Présidence française de l’UE en 2008. Il faut « mieux prendre en compte les réalités territoriales dans la construction de la position française », insiste-t-il, avant d’ajouter  : « A ce jour cependant, nous sommes dans l’attente de propositions concrètes de la part du gouvernement pour impliquer davantage les collectivités et leurs associations représentatives dans la préparation. »

Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a annoncé la tenue de plusieurs conventions régionales dans la perspective de la Présidence française. Cette série de manifestations devrait se clore par une université d’été à Nantes à la fin du mois d’août. Jean-Jacques Queyranne se dit prêt à accueillir dans sa région une manifestation de ce type, mais souligne : « Encore faudrait-il qu’il y ait une volonté au niveau national ».

Lire l’interview dans son intégralité.