Italie : le gouvernement Meloni s’attaque à la délinquance juvénile
Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni a décidé d’introduire des mesures urgentes pour lutter contre la délinquance juvénile, la détresse des jeunes et l’insuffisance des structures éducatives, en réponse à de nouveaux faits graves impliquant des jeunes.
Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni a décidé d’introduire des mesures urgentes pour lutter contre la délinquance juvénile, la détresse des jeunes et l’insuffisance des structures éducatives, en réponse à de nouveaux faits graves impliquant des jeunes.
Suite à plusieurs cas de crimes commis par des mineurs au détriment d’autres mineurs, y compris des viols de groupe et des meurtres, le gouvernement de Giorgia Meloni a décidé d’intervenir.
« Des jeunes qui manient des armes et les utilisent pour des raisons futiles, sans aucun respect pour la vie d’autrui. Il s’agit d’épisodes très graves, et les raisons de cette violence insensée sont incompréhensibles », a déclaré le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi. Ces commentaires interviennent dans le contexte du meurtre d’un jeune musicien, abattu dans la rue au cours d’une dispute à propos d’une place de parking par un jeune de 16 ans.
Parmi les mesures souhaitées par le gouvernement Meloni figure l’augmentation des effectifs de la police urbaine afin de réduire la violence et de « rétablir la légalité dans tout le pays ». Cela fait écho à l’opération de police qui a permis, très tôt dans la matinée de mardi, de reconquérir un quartier difficile où un groupe de mineurs a récemment violé deux très jeunes filles à de nombreuses reprises.
Le plan du gouvernement met également l’accent sur l’éducation et la prévention, en investissant dans des installations sportives dans les zones défavorisées, dans des parcours de rééducation et de réinsertion qui impliquent un travail socialement utile, et dans des travaux d’intérêt général.
Selon un projet de décret-loi, les mineurs de 14 ans ou plus peuvent faire l’objet d’une procédure d’avertissement par le commissaire de police, et le parent responsable peut être condamné à une amende comprise entre 200 et 1 000 euros, à moins qu’il ne soit établi que le mineur n’aurait pas pu être empêché de commettre l’infraction.
Une attention particulière est accordée à l’enseignement scolaire, dans lequel l’Italie investit beaucoup moins que les autres États membres.
Les dépenses publiques consacrées à l’enseignement supérieur (8 % des dépenses totales) représentent la moitié de la moyenne de l’UE (16 %).
En comparaison, les dépenses consacrées à l’enseignement préprimaire et primaire (36 %) et à l’enseignement secondaire (47 %) sont supérieures à la moyenne de l’UE, qui est respectivement de 33 % et 39 %.
Outre un fonds destiné à prévenir les abandons scolaires prématurés et 31 millions d’euros alloués sur trois ans aux écoles du sud de l’Italie, le projet de décret-loi prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans pour les parents dont l’enfant n’a pas suivi l’enseignement obligatoire sans raison valable.
Les adolescents impliqués dans des crimes risqueront aussi d’être interdits d’accès aux réseaux sociaux, allant jusqu’à l’interdiction de téléphone portable, dans une mesure qui fait référence aux interceptions de jeunes se vantant sur des plateformes, notamment le réseau social chinois TikTok, d’avoir violé quelqu’un, ou diffusant des vidéos des agressions.
Anna Martino a contribué à la rédaction de cet article.