Israël-Palestine : en Espagne, Sumar n'approuve pas l'approche de l'UE

Le parti Sumar, allié du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez dans la formation du futur gouvernement du pays, a dénoncé lundi l’approche « deux poids, deux mesures » de l’UE dans le conflit israélo-palestinien.

EFE avec EURACTIV.com
European Parliament
L'Espagnol Ernest Urtasun du Groupe des Verts/Alliance libre européenne parle de la répression et des droits fondamentaux en Catalogne lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg, France, 04 octobre 2017. [ EPA-EFE/PATRICK SEEGER]

Le parti de gauche Sumar, allié du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez dans la formation du futur gouvernement du pays, a dénoncé lundi l’approche « deux poids, deux mesures » de l’UE dans le conflit israélo-palestinien.

Le porte-parole de Sumar, Ernest Urtasun, a déclaré lors d’une conférence de presse à Madrid qu’Israël était une force d’occupation et a déploré que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ne condamne jamais les crimes de guerre commis par Israël, a rapporté EFE, média partenaire d’Euractiv.

M. Urtasun a expliqué que Sumar défendait le droit international et les droits humains et que les attaques du Hamas avaient effectivement violé ces droits. Toutefois, il a tenu à souligner que « personne ne dit jamais rien sur la violation systématique de ces droits par Israël ».

Le porte-parole n’a pas voulu commenter le soutien apporté par le Premier ministre sortant Pedro Sánchez à Israël et s’est contenté de préciser que ses critiques s’adressent avant tout à l’Union européenne et témoignent de « l’hypocrisie de ceux qui condamnent les attaques du Hamas mais ne condamnent pas celles d’Israël ».

L’Union européenne, a-t-il souligné, doit s’impliquer dans une solution basée sur les deux parties, Israël et la Palestine, et l’État palestinien doit être stable. Selon lui, l’UE ne fait actuellement « pas ce qu’elle le devrait ».

On constate une ligne similaire au sein de partis de gauche d’autres États membres de l’UE.

En France par exemple, le parti La France Insoumise a également insisté sur l’occupation israélienne dans un communiqué, ce qui a suscité de nombreuses critiques.

« L’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est », avait déclaré le parti (membre du groupe de La Gauche au Parlement européen) dans un communiqué samedi (7 octobre).

En Belgique, le président du Parti du travail de Belgique (groupe de La Gauche) Raoul Hedebouw a réagi dimanche, déclarant que « la guerre que Benyamin Netanyahou et son gouvernement prétendent déclarer aujourd’hui a commencé contre les Palestiniens il y a plus de 75 ans déjà ».

« L’apartheid et l’occupation [des] Israéliens, les injustices et les violences quotidiennes commises en toute impunité sont la source du problème », a-t-il poursuivi.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]