Irlande : les partisans du « non » croient en la renégociation du traité [FR]
Un nouveau sondage publié le 20 juin confirme que même les Irlandais ayant voté « non » au référendum de la semaine dernière sur le traité de Lisbonne souhaitent rester dans l’UE. Cependant, ils fondent tous leurs espoirs sur la renégociation du texte - une option que les dirigeants européens réunis lors d’un important sommet à Bruxelles viennent à peine de rejeter.
Un nouveau sondage publié le 20 juin confirme que même les Irlandais ayant voté « non » au référendum de la semaine dernière sur le traité de Lisbonne souhaitent rester dans l’UE. Cependant, ils fondent tous leurs espoirs sur la renégociation du texte – une option que les dirigeants européens réunis lors d’un important sommet à Bruxelles viennent à peine de rejeter.
Une vaste majorité d’Irlandais ayant voté « non » (80%) souhaitent rester dans l’UE, selon une nouvelle étude de l’Eurobaromètre publiée le 20 juin. Mais la plupart d’entre eux (76%) pense également que le résultat du référendum met l’Irlande dans une bonne position pour renégocier le traité.
Cependant, le président français Nicolas Sarkozy a rejeté de telles attentes. En s’adressant aux journalistes après le sommet de l’UE de Bruxelles, il a affirmé que le Conseil européen avait décidé d’exclure toute renégociation du traité.
Il a insisté sur le fait que l’UE n’aura pas un deuxième traité modificatif.
L’eurobaromètre souligne en effet les principaux échecs des responsables politiques irlandais et européens pour communiquer avec les citoyens sur le traité et l’UE en général. Un cinquième des Irlandais ayant voté « non » et un sixième des partisans du « oui » admettent qu’ils ne savaient absolument pas si le traité de Lisbonne serait bon ou mauvais pour l’Irlande. Une grande majorité des électeurs (68% au total dans les deux camps) estime également que la campagne en faveur du « non » était plus convaincante.
En outre, alors que plus de la moitié des Irlandais n’ayant pas participé au référendum reconnaissent qu’ils ne se sont pas rendus aux urnes parce qu’ils ne comprenaient pas totalement les questions soulevées par le référendum, la principale raison (22%) d’abstention s’est avérée être un manque de connaissance sur le traité.
La protection de l’identité irlandaise (12%), la sauvegarde de la neutralité, le manque de confiance envers les responsables politiques, la perte du droit à un commissaire permanent et la protection du système fiscal (6% pour l’ensemble) sont également considérés comme des facteurs essentiels ayant incité à voter « non ».
L’étude révèle également que les jeunes, les femmes et les demandeurs d’emploi étaient les plus fervents défenseurs du « non », alors que de nombreux professionnels, directeurs et retraités ont soutenu la campagne en faveur du « oui ».