Irlande du Nord : Londres voit des « améliorations » dans les discussions avec l'UE

Le chef de la diplomatie britannique a dit mardi voir des « améliorations » dans les discussions avec l'Union européenne sur les contrôles post-Brexit en Irlande du Nord, province britannique paralysée par une crise politique.

Blinken and Cleverly hold joint presser at State Department
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à droite) tient un point de presse conjoint avec le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly (à gauche) au Département d'État à Washington, DC, États-Unis, le 17 janvier 2023. Les deux hommes ont répondu à des questions sur l'invasion en cours de l'Ukraine ainsi que sur les protestations en Iran. [EPA-EFE/JIM LO SCALZO]

Le chef de la diplomatie britannique a dit mardi voir des « améliorations » dans les discussions avec l’Union européenne sur les contrôles post-Brexit en Irlande du Nord, province britannique paralysée par une crise politique.

« Les discussions se déroulent dans la bonne foi, de façon très discrète et cette discrétion, je crois, nous a aidé à réaliser de vraies améliorations », a déclaré James Cleverly devant un centre de recherches à Washington.

« Nous voulons obtenir un résultat aussi rapidement que possible », a-t-il ajouté tout en déclinant tout pronostic sur l’issue des discussions.

Négocié en même temps que le traité de Brexit, le protocole nord-irlandais maintient de fait l’Irlande du Nord, qui dispose de la seule frontière terrestre britannique avec l’UE, dans le marché unique européen.

Le texte vise à la fois à préserver l’accord de paix de 1998, qui a mis fin à trois décennies de conflit sanglant, en évitant le retour d’une frontière dure, et à protéger l’intégrité du marché unique européen.

Mais les unionistes du DUP (Parti unioniste démocrate), voient dans les contrôles sur les marchandises en provenance de Grande-Bretagne une menace sur la place de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, et boycottent de ce fait les institutions locales.

Ils exigent a minima de profondes modifications au protocole nord-irlandais.

M. Cleverly s’est entretenu à ce sujet plus tard mardi (17 janvier) avec son homologue américain Antony Blinken, qui a fait part du « soutien sans équivoque » des États-Unis à l’accord dit du Vendredi saint.

L’accord « ces 25 dernières années a été fondamental pour préserver la paix, la stabilité et la prospérité du peuple nord-irlandais », a déclaré M. Blinken lors d’une conférence de presse conjointe.

« Les États-Unis estiment qu’il doit y avoir un règlement négocié sur la mise en œuvre du protocole nord-irlandais qui soit acceptable pour toutes les parties et nous sommes encouragés du fait qu’au cours des derniers jours, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont réalisé des progrès substantiels« , a-t-il ajouté.

Les discussions visent « à s’assurer qu’une partie de mon pays soit à même de jouer un rôle significatif pour mon pays. L’Irlande du Nord fait partie du Royaume-Uni », a déclaré le haut diplomate britannique.