Huawei en grande partie exclu du réseau 5G de l’Allemagne d’ici 2029

L’Allemagne prévoit d’exclure en grande partie les composants chinois tels que ceux de Huawei et ZTE de son réseau mobile 5G d’ici 2029, avec une étape intermédiaire en 2026, selon un rapport de presse.

EURACTIV Allemagne
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Selon l’accord, le réseau central de la 5G, l’épine dorsale de l’infrastructure (y compris les centres de données essentiels au traitement et à la transmission des données), ne comportera plus de matériel informatique chinois d’ici 2026. [Shutterstock/nitpicker]

L’Allemagne prévoit d’exclure en grande partie les composants chinois tels que ceux de Huawei et ZTE de son réseau mobile 5G d’ici 2029, avec une étape intermédiaire en 2026, selon les médias.

Les chaînes de radiotélévision publiques NDR et WDR, ainsi que le quotidien Süddeutsche Zeitung, ont rapporté ce mercredi (10 juillet) que des représentants du gouvernement et des opérateurs de télécommunications, dont Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica, étaient parvenus à un accord en début de semaine, définissant un plan en deux étapes pour exclure progressivement les composants chinois de leurs réseaux 5G.

Selon l’accord, le réseau central de la 5G, l’épine dorsale de l’infrastructure (y compris les centres de données essentiels au traitement et à la transmission des données), ne comportera plus de matériel informatique chinois d’ici 2026.

Le réseau d’accès, qui relie les utilisateurs au réseau central, comme les pylônes radio, exclura quant à lui en grande partie les composants chinois d’ici 2029. La gestion du réseau d’accès devrait également restreindre ces composants.

Selon WDR, l’accord sera bientôt formalisé par écrit. Le média a également fait remarquer que le gouvernement souhaitait initialement éliminer les entreprises chinoises de son territoire de manière beaucoup plus rapide.

En 2020, la « boîte à outils » 5G de la Commission européenne a autorisé l’exclusion de Huawei et ZTE des réseaux de téléphonie mobile à haute vitesse, que l’exécutif de l’UE jugeait « à haut risque ».

Dans le cadre de cet accord, le gouvernement renoncerait également à une éventuelle interdiction légale, mais s’exposerait à des amendes si les opérateurs de télécommunications ne s’y conforment pas.

Selon un rapport de la Commission publié en juin, seuls dix États membres de l’UE ont restreint l’utilisation de matériel informatique des entreprises chinoises dans leurs réseaux 5G. Le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a critiqué les capitales pour avoir été « trop lentes » dans l’interdiction de ces fournisseurs à haut risque.

Les opérateurs de télécommunications concernés n’ont pas souhaité confirmer l’accord à WDR, mais un porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur a affirmé qu’un audit des composants critiques du réseau 5G était en cours, et qu’il serait bientôt terminé.

En juillet 2023, l’Allemagne avait adopté une nouvelle « stratégie pour la Chine », qui place l’indépendance technologique au cœur de ses efforts pour « réduire les risques » de ses relations avec la Chine.

[Édité par Anna Martino]