Hongrie : le Parlement examine la candidature de la Finlande et de la Suède à l’OTAN
Après des mois de blocage, le parlement hongrois discutera mercredi du soutien aux candidatures suédoises et finlandaises à l’OTAN.
Après des mois de blocage, le Parlement hongrois discutera le mercredi 1er mars du soutien aux candidatures suédoises et finlandaises à l’OTAN.
Le 1er mars, le Parlement hongrois entamera des discussions sur le soutien de Budapest à la demande d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, comme l’a confirmé à Telex, partenaire d’EURACTIV, le député du parti centriste Mouvement Momentum, Dávid Bedő.
La demande d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN ne peut être approuvée que si les 30 membres de l’Alliance apportent leur soutien. Alors que seules les signatures de la Hongrie et de la Turquie font encore défaut, la Hongrie devrait organiser un vote définitif sur la question au cours de la semaine suivante.
Le député hongrois centriste Dávid Bedő a déclaré au partenaire d’EURACTIV, Telex, que le Parlement hongrois, soit le dernier parlement d’un État membre de l’UE à examiner la question de la ratification de l’OTAN pour les deux pays, discutera d’abord du budget, puis de l’adhésion de la Suède et enfin de la Finlande.
Le ministère hongrois des Affaires étrangères a soumis des propositions au Parlement à la mi-juillet et, en septembre, en réponse à une question de Telex, il a été annoncé que le dossier serait « avec de bonnes chances » mis à l’ordre du jour en automne.
Cela ne fut pas le cas pour différentes raisons, notamment en raison de l’adoption par le Parlement de propositions législatives urgentes nécessaires à l’obtention des fonds du Plan relance de l’UE et du fait que le gouvernement hongrois ne pouvait apparemment pas « faire pression sur le Parlement ».
La volonté affichée par Viktor Orban d’approuver la demande de la Suède et de la Finlande a été remise en question à plusieurs reprises, notamment par Agnes Vadai, députée socialiste de l’opposition hongroise.
« MM. Poutine et Erdogán ont tous deux un intérêt dans cette affaire. Il existe des rumeurs selon lesquelles M. Orbán veut faire plaisir à M. Poutine. En particulier en ce qui concerne la Finlande, car une longue frontière de l’OTAN sera établie. Et puis il ne veut pas non plus abandonner M. Erdogán », a-t-elle déclaré au journal suédois Aftonbladet au début du mois.
Malgré la volonté apparente de M. Orbán d’approuver les demandes de la Suède et de la Finlande, Mme Vadai a indiqué qu’elle ne lui ferait pas nécessairement confiance.
« Je ne suis pas Viktor Orbán, et je ne pense pas comme Viktor Orbán, ce dont je me réjouis. Il est prêt à changer d’avis à tout moment. Soit pour des raisons politiques, soit pour rendre service à quelqu’un. Mais j’espère qu’il ne le fera pas », a-t-elle conclu.