Hervé Novelli annonce le plan d’aide au secteur aérien

Lors d’une réunion le 26 avril 2010 à Bercy du groupe de travail sur l’impact économique de la crise aérienne liée à l’éruption volcanique en Islande, les questions des aides aux voyageurs lésés et aux compagnies aériennes ont été évoquées.

EURACTIV.fr

Lors d’une réunion le 26 avril 2010 à Bercy du groupe de travail sur l’impact économique de la crise aérienne liée à l’éruption volcanique en Islande, les questions des aides aux voyageurs lésés et aux compagnies aériennes ont été évoquées.

L’État met des outils à disposition des voyagistes français pour surmonter les difficultés provoquées par le nuage de cendres volcaniques islandais, a déclaré le secrétaire d’État au Tourisme Hervé Novelli.

« Mais d’éventuelles aides directes dépendent de Bruxelles et des partenaires européens de la France », a-t-il ajouté.

Côté consommateurs, un médiateur et un numéro vert seront mis en place pour traiter les réclamations des touristes qui ont subi les conséquences de la paralysie du trafic aérien à partir du 15 avril.

« Il aura pour charge de clarifier les éléments (de) chacun des consommateurs français qui aura estimé avoir été lésé », a précisé Hervé Novelli, qui a présidé lundi une nouvelle réunion avec les représentants de l’ensemble du secteur.

Au total, les compagnies aériennes ont perdu plus de 80 millions d’euros, les tour-opérateurs 31 millions et les agences de voyage 40 millions dans la quasi-paralysie du trafic aérien qui a suivi l’éruption d’un volcan en Islande, dégageant un nuage de cendres potentiellement dangereux pour les avions.

« L’organisme de soutien à la croissance des PME, Oséo, le médiateur du crédit et le médiateur de la sous-traitance traiteront de manière dédiée les demandes des entreprises dont les difficultés de trésorerie résultent de cette crise », a déclaré Hervé Novelli lors d’un point de presse.

Sur la base de l’accord signé par les partenaires sociaux la semaine dernière, les indemnités de chômage partiel résultant de la crise atteindront 80% du smic brut, a-t-il précisé.

Le ministère du Budget examinera les demandes d’étalement des charges fiscales et sociales des entreprises de tourisme.

« Il y a une efficacité dans les réponses apportées », a estimé Georges Colson, président du voyagiste Fram. « Bien sûr, on aurait aimé une réponse sur les aides directes mais il faudra être patient », a-t-il ajouté.

Les aides directes, notamment aux compagnies aériennes, ne seront apportées qu’en cas de consensus entre les Vingt-Sept et si la Commission européenne accepte un assouplissement de ses règles, a rappelé Hervé Novelli.

« On ne peut pas imaginer, y compris si l’Union donnait cette autorisation, une réponse qui ne serait que nationale », a-t-il ajouté.

Une réunion par visio-conférence est prévue mercredi entre les ministres du tourisme de l’UE et le commissaire en charge des Transports Siim Kallas.