Hervé Morin annonce la naissance d’un groupe de travail franco-allemand
Le ministre de la Défense et son homologue ont affiché leur optimisme sur une concertation renforcée entre les deux pays.
Le ministre de la Défense et son homologue ont affiché leur optimisme sur une concertation renforcée entre les deux pays.
Le ministre de la Défense Hervé Morin a reçu son homologue allemand Karl-Théodor zu Guttenberg, accompagné par deux députés CSU, le 21 juillet à Paris.
Cette visite a offert l’occasion aux deux ministres d’afficher leur volonté de travailler de concert sur les grands sujets de défense. Même s’ils vont devoir faire face à des réductions budgétaires.
Hervé Morin a ainsi prôné une réflexion conjointe des deux pays et annoncé la création d’un groupe de travail informel pour septembre prochain. Ce groupe permettra de « voir quels sujets peuvent faire l’objet d’une mise en commun » et ceux marqués par une logique d’interdépendance, a-t-il expliqué.
Ce travail en commun vise à ne pas exprimer de décisions contradictoires sur les sujets clés sur lesquels travaillent les deux ministères.
Hervé Morin a d’autre part affirmé la conviction des deux États de faire « franchir une étape » à l’industrie européenne de l’armement. Il a encouragé ces industries à « constituer des groupes à l’échelle européenne ».
Afghanistan
Confirmant le volontarisme de son « ami » français, le ministre de la Défense allemand, Karl-Théodor zu Guttenberg, a affiché sa satisfaction de « pouvoir fêter » l’installation d’un nouveau bataillon de la Brigade franco-allemande (BFA) au mois d’octobre à Illkirch-Graffenstaden.
Il y a une volonté franco-allemande d’« augmenter le caractère opérationnel » de cette BFA, a-t-il ajouté. Les « différents scénarios d’intervention » sont actuellement à l’étude.
Interrogé sur la délicate présence allemande en Afghanistan, M. Guttenberg a qualifié les objectifs de départ de « beaux rêves » et expliqué la nécessité de se fixer des objectifs réalistes. Il se veut ainsi « prudent » sur la date de sortie d’Afghanistan.
Face à la politique de réduction budgétaire des crédits de défense se pose désormais la question de l’avenir des gros dossiers de défense comme l’A400M et les drones. Ces deux dossiers feront l’objet de concertations particulières entre la France et l’Allemagne, ont indiqué les ministres. « Sur ce sujet là, comme pour les autres, nous prendrons les décisions en commun […] nous ne prendrons pas ces décisions sans en avoir parlé l’un avec l’autre », a assuré Hervé Morin.