Haut débit et fibre optique : la France sur plusieurs fronts

Des projets sont conjointement menés par l’État et l’Arcep. Tous s’inscrivent dans la logique du plan d’action européen pour le numérique.

EURACTIV.fr
0719367b262e1c9963d5d8e1f4d4843e.jpg
0719367b262e1c9963d5d8e1f4d4843e.jpg

Des projets sont conjointement menés par l’État et l’Arcep. Tous s’inscrivent dans la logique du plan d’action européen pour le numérique.

L’agenda français du numérique s’étoffe. Dans une communication publiée mercredi 27 avril, le gouvernement a présenté les grandes lignes de la mise en œuvre du programme national sur le très haut débit, dévoilé en juin 2010.

Le dispositif est doté d’une enveloppe de 2 milliards d’euros (dont un milliard de prêts). Les opérateurs privés se mobilisent dans le cadre de ce projet, en faisant « part de leur intention d’engager d’ici cinq ans, ce déploiement sur le territoire de plus de 3400 communes, [soit] près de 57% des ménages français », précise le document.

En parallèle, l’Arcep, le régulateur des télécoms, a notifié son projet de réaménagement d’une « boucle locale cuivre » à la Commission européenne. Le but de cette opération, gérée par France télécom, est d’assurer la montée en débit pour 3 millions de foyers.

Fibre optique ou haut débit?

L’Avvica, qui représente les collectivités dans le secteur du numérique, a émis les plus vives réserves quant au projet, estimant qu’une migration directe à la fibre optique serait préférable.

Une position contredite par Pascal Barrielle, fondateur de Collectivités numériques  : « La montée en débit ne freine pas le passage à la fibre optique, estime-t-il. Si France Telecom est le seul opérateur pouvant investir dans le réseau cuivre, les capacités d’investissements dans la fibre optique ne manquent pas car les opérateurs sont nombreux. »

La prise en charge par les acteurs privés de la fibre optique implique cependant quelques précautions  : « Il ne faut pas laisser les opérateurs privés faire ça tout seuls, prévient-il. L’État et les collectivités territoriales doivent également investir pour éviter les fractures numériques. »

L’ensemble de ces projets est en phase avec les ambitions déclinées au niveau européen  : en mai 2010, la Commission européenne avait présenté son plan d’action sur le numérique.