« Happy Planet Index » : une plus grande consommation n’est pas nécessairement synonyme de bien-être

Les niveaux de consommation élevés ne se traduisent pas nécessairement par une augmentation du bien-être, selon le rapport d’un groupe de réflexion basé sur le « Happy Planet Index » (« indice d’une planète heureuse » en français).

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Le Dr Saamah Abdallah, directeur du programme Bien-être durable à Hot or Cool, a déclaré dans un communiqué de presse que l’indice « ne devrait pas remplacer les mesures existantes, mais plutôt encourager les pays à adopter démocratiquement d’autres mesures du progrès ». [Shutterstock]

Les niveaux de consommation élevés ne se traduisent pas nécessairement par une augmentation du bien-être, selon le rapport d’un groupe de réflexion basé sur le « Happy Planet Index » (« indice d’une planète heureuse » en français).

Cet indice, qui tente d’aller au-delà de celui du produit intérieur brut (PIB), mesure la qualité de la vie des citoyens d’un pays donné en examinant l’espérance de vie à la naissance et la satisfaction des habitants. L’empreinte carbone de chaque habitant est aussi prise en compte dans le calcul, leur bonheur ne devant pas faire peser un fardeau excessif sur la planète.

Concrètement, cet indice, élaboré par le Hot or Cool Institute, un groupe de réflexion d’intérêt public basé à Berlin, prend en compte l’espérance de vie, un indicateur objectif, combiné au bien-être autodéclaré, plus subjectif, puis le divise le tout par l’empreinte carbone, assimilée à la consommation.

Le Dr Saamah Abdallah, directeur du programme Bien-être durable à Hot or Cool, a expliqué dans un communiqué de presse que l’indice « ne devrait pas remplacer les mesures existantes, mais plutôt encourager les pays à adopter démocratiquement d’autres mesures du progrès ».

Dans le dernier rapport du groupe de réflexion, basé sur les données de 2021, l’Europe occidentale a dépassé l’Amérique latine, la mieux classée dans les précédentes éditions ; la Croatie et la Lituanie figurant parmi les pays qui ont connu la plus grande amélioration.

Le Hot or Cool Institute a, pour la première fois, examiné les scores de l’indice en fonction des catégories de revenus dans une sélection de pays. Et ses conclusions montrent clairement que, dans la plupart des pays, les citoyens les plus riches obtiennent les pires résultats du rapport, selon l’indice.

Les auteurs du rapport citent l’exemple des États-Unis, où les 10 % les plus riches ont une empreinte carbone moyenne de près de 70 tonnes par habitant, soit environ quatre fois la moyenne du reste de la population, et n’obtiennent que des résultats marginalement meilleurs en matière de bien-être.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et Eurostat, l’agence statistique officielle de l’Union européenne, entre autres, utilisent déjà des indicateurs de bien-être. Ceux-ci combinent des indicateurs plus objectifs, tels que les revenus et les indices de santé, avec des indicateurs plus subjectifs, tels que la façon dont un individu perçoit son bien-être.

Eurostat collecte un certain nombre d’indicateurs de « qualité de vie » (statistiques EU-SILC sur le revenu et les conditions de vie) depuis de nombreuses années. De la même manière, l’OCDE dispose du Better Life Index (« Indicateur Du Vivre Mieux » en français).

L’indice Happy Planet a été établi à l’origine par la New Economics Foundation, basée au Royaume-Uni.

[Édité par Anna Martino]