Guerre en Ukraine : Viktor Orbán déclare la Russie gagnante avant la rencontre Trump-Poutine

Si Viktor Orbán considère que la victoire russe en Ukraine est acquise, d'autres dirigeants européens souhaitent que Donald Trump, qui rencontre Vladimir Poutine vendredi 15 août, durcisse sa position à l'égard de Moscou.

EURACTIV.com
Prime Minister Of Hungary Viktor Orban Visits Kyiv
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban (à gauche) et le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) se serrent la main avant une conférence de presse, le 2 juillet 2024 à Kiev, en Ukraine. [Vitalii Nosach/Global Images Ukraine via Getty Images]

Trois jours avant la rencontre prévue en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine vendredi pour discuter de la guerre en Ukraine, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a affirmé que les Russes étaient les vainqueurs.

« Nous parlons maintenant comme s’il s’agissait d’une situation de guerre ouverte, mais ce n’est pas le cas. Les Ukrainiens ont perdu la guerre. La Russie a remporté cette guerre », a estimé Viktor Orbán sur la chaîne YouTube « Patriota ».

Ce n’est pas la première fois que le dirigeant hongrois tient un tel discours sur la guerre en Ukraine, mais ses dernières remarques interviennent alors que Moscou a réalisé d’importants progrès sur le champ de bataille.

Si Viktor Orbán considère que la victoire russe est acquise, d’autres dirigeants européens, eux, souhaitent que le président américain durcisse sa position à l’égard du Kremlin.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rencontre le chancelier allemand Friedrich Merz à Berlin ce mercredi 13 août et assiste à un appel conjoint avec Donald Trump, le vice-président américain JD Vance et d’autres dirigeants européens.

Lundi 11 août, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont échangé à distance et ont publié une déclaration réaffirmant que tout accord de paix « qui apporte la stabilité et la sécurité doit respecter le droit international, y compris les principes d’indépendance, de souveraineté et d’intégrité territoriale, et que les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force ».

Ils ont réitéré leur soutien aux ambitions européennes de Kiev, soulignant que Bruxelles mettait en avant « le droit inhérent de l’Ukraine à choisir son propre destin » et « continuerait à soutenir l’Ukraine sur la voie de l’adhésion à l’UE ». La Hongrie est le seul État membre de l’UE à avoir refusé de s’associer à l’initiative commune.

Viktor Orbán a défendu sa position mardi 12 août, et a indiqué que le texte donnait à l’Europe une image « ridicule et pathétique ».

« Si vous n’êtes pas à la table des négociations, vous êtes au menu », a-t-il abondé.

(sn, asg)