Giorgia Meloni appelle à l’unité des « patriotes » en Europe face à la gauche
Giorgia Meloni, pressentie pour être la prochaine Première ministre italienne, a appelé à l’unité des patriotes en Europe contre la gauche dans un message vidéo diffusé lors d’une conférence du parti d’extrême droite espagnol Vox, dimanche à Madrid.
Giorgia Meloni, pressentie pour être la prochaine Première ministre italienne, a appelé à l’unité des patriotes en Europe contre la gauche dans un message vidéo diffusé lors d’une conférence du parti d’extrême droite espagnol Vox, dimanche (9 octobre) à Madrid.
Mme Meloni travaille actuellement à la formation d’un gouvernement avec ses deux autres partenaires de coalition, la Lega de Matteo Salvini et Forza Italia, le parti de centre-droit de Silvio Berlusconi.
La dirigeante de Fratelli d’Italia (Frères d’Italie) a déclaré que l’Europe doit être « plus courageuse face aux grands défis » et « plus humble lorsqu’il s’agit de s’attaquer à nos problèmes les plus locaux où les politiques nationales fonctionnent le mieux ».
Elle a ajouté que dans les prochains jours, son parti concrétisera ses idées dans des politiques gouvernementales, avec d’autres partis de droite en Europe, notamment ceux de Suède et de Lettonie, et « comme j’espère que cela se produira au cours de l’année prochaine, [avec] Vox. »
Mme Meloni a également appelé à l’unité des « patriotes » à travers l’Europe contre la gauche.
Le leader de Vox, Santiago Abascal, a assuré que la victoire de Fratelli d’Italia aux élections a « rempli les partisans de Vox d’espoir, d’espoir en une Europe de nations libres et souveraines ».
La presse italienne a critiqué l’alliance entre les deux partis, qualifiant le parti d’extrême droite espagnol de « peu présentable ».
Enrico Letta, leader du Partito democratico (affilié à S&D au Parlement européen), l’a qualifié à plusieurs reprises de parti « post-franquiste », tout comme il a qualifié Fratelli d’Italia de « post-fasciste ».
Par ailleurs, le rapprochement de Fratelli d’Italia avec un autre parti conservateur, le parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, est également suivi de près.
« Le train de Rome vient d’arriver à Bruxelles ; celui de Madrid, conduit par mon ami Santiago Abascal, est sur le point de partir », a commenté M. Orbán, lui aussi dans un message vidéo lors de la même conférence à Madrid.