Galiléo et la nouvelle Europe de l'espace [FR]

Le commissaire Verheugen a présenté la nouvelle politique spatiale européenne le 26 avril 2007, indiquant : "Galiléo est un projet essentiel et l'abandonner n'est pas une option. La question est de savoir dans quelle mesure nous pouvons y contribuer par des fonds publics".

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Le commissaire Verheugen a présenté la nouvelle politique spatiale européenne le 26 avril 2007, indiquant : « Galiléo est un projet essentiel et l’abandonner n’est pas une option. La question est de savoir dans quelle mesure nous pouvons y contribuer par des fonds publics ».

Le 26 avril 2007, la Commission a adopté une communication sur la politique spatiale européenne, accompagnée d’un document de travail des services de la Commission sur les éléments préliminaires du Programme spatial européen

Rédigé en commun par la Commission européenne et l’Agence spatiale européennes (ESA), ces documents devraient servir d’outil à l’UE et l’ESA et leurs Etats membres afin de coordonner des efforts communs dans le domaine spatial européen et mettre en commun des ressources, aucun Etat membre ne pouvant conquérir l’espace seul. L’objectif est également de rassemblerles efforts afin de maintenir la compétitivité des industries spatiales européennes.

S’agissant de Galileo, le document thématique déclare : « L’Europe est résolue à établir un système mondial civil de navigation par satellites qui soit placé sous le contrôle de l’UE » et « il est essentiel de veiller à ce que GALILEO soit déployé dans les plus brefs délais ». 

Cette vision a été soutenue par le Parlement européen, qui a adopté, le même jour, une résolution sur Galileo soutenant que le Parlement « a exprimé sa profonde préoccupation » au sujet du ralentissement des négociations concernant le contrat de concession et les coûts du projet causés par un tel retard.

Selon le commissaire Verheugen qui présentait la nouvelle politique spatiale européenne le 26 avril 2007, « Galiléo est un projet essentiel et l’abandonner n’est pas une option. La question est de savoir dans quelle mesure nous pouvons y contribuer par des fonds publics ». Les points clés de cette nouvelle politique spatiale visent à :

  • Promouvoir une meilleure coordination des programmes spatiaux civils de l’UE, de l’ESA et de leurs Etats membres respectifs pour accroître l’efficacité des investissements et éliminer les doublons inutiles.
  • Garantir le développement et le financement durable des applications spatiales, en particulier celui de l’initiative phare de Surveillance globale pour l’environnement et la sécurité (GMES).
  • Développer des synergies entre les technologies et les programmes spatiaux civils et de défense, et plus particulièrement l’interopérabilité des systèmes civils et de défense.
  • Garantir à l’UE le libre accès à l’espace spatial.
  • Veiller à ce que la politique spatiale soit en harmonie avec les relations extérieures de l’UE et contribue à leurs objectifs.

Le document portant sur les éléments préliminaires de la politique spatiale européenne pour les applications et les fondements constitue un ensemble d’activités non contraignantes, actuellement en cours et envisagées à court terme (navigation par satellite, observation de la Terre, communications par satellites, sécurité et défense, science et technologie, station spatiale internationale et exploration du système solaire, accès à l’espace).

Le programme spatial européen donne les grandes lignes d’un budget indicatif pour les principaux projets au niveau européen pour la période 2007-2013. La Commission prévoit de financer les activités spatiales à hauteur d’environ 3 milliards, et l’ESA à hauteur de 23 milliards. La contribution globale des Etats devrait avoisiner les 14 millions d’euros.