France : le "oui" revigoré par l'intervention de deux grandes figures de la gauche [FR]
Lionel Jospin et Jacques Delors, deux poids lourds historiques du parti socialiste français, ont effectué une entrée en campagne remarquée aux côtés des partisans de la Constitution européenne. Le "oui" est désormais en tête dans une majorité de récents sondages.
Lionel Jospin et Jacques Delors, deux poids lourds historiques du parti socialiste français, ont effectué une entrée en campagne remarquée aux côtés des partisans de la Constitution européenne. Le « oui » est désormais en tête dans une majorité de récents sondages.
L’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors et l’ex-premier ministre Lionel Jospin sont peut-être des « hommes du passé » (comme se plaisent à le souligner certains membres de leur propre camp), mais leur intervention dans la campagne pour le « oui » à la Constitution européenne semble néanmoins avoir eu un impact considérable.
Sans que leur entrée en campagne soit la seule responsable de ce retournement de tendance, on constate néanmoins depuis quelques jours une forte poussée en faveur du « oui », notamment chez les électeurs de gauche. Les partisans de la Constitution européenne sont majoritaires dans trois des quatre derniers sondages réalisés en France, à des niveaux se situant entre 51 et 53% des intentions de vote.
L’entrée en campagne de Jacques Delors s’est faite sous la forme d’un entretien accordé à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, dans lequel le père de l’Acte unique juge que les personnalités de gauche appelant au rejet de la Constitution « mentent » aux Français.
« Evidemment, en tronquant le texte, il est facile de faire peur ! Lisez-le, au lieu de les écouter ! », s’exclame Jacques Delors, avant de souligner que « la Constitution est un texte où la préoccupation sociale existe tout autant que le souci économique. »
Concernant le principe de concurrence « libre et non faussée », souvent brandi par les tenants du « non », Jacques Delors rappelle que celui-ci est en vigueur depuis le traité de Rome, signé en 1957.