France : le "non" à la Constitution atteint des sommets [FR]

Le dernier sondage réalisé en prévision du référendum  français sur la Constitution donne 58% d'intentions de vote au "non". La présidence luxembourgeoise souhaite que tous les référendums prévus dans les différents Etats membres aient bien lieu, quel que soit le résultat de la consultation organisée le 29 mai en France. 

Le dernier sondage réalisé en prévision du référendum  français sur la Constitution donne 58% d’intentions de vote au « non ». La présidence luxembourgeoise souhaite que tous les référendums prévus dans les différents Etats membres aient bien lieu, quel que soit le résultat de la consultation organisée le 29 mai en France. 

La perspective d’un rejet de la Constitution européenne par les électeurs français apparaît de plus en plus crédible, la dernière enquête BVA situant le « non » à un niveau record de 58% des intentions de vote. La poussée en faveur du « non » est alimentée par les progrès de ce vote au sein de l’électorat de gauche (+ 7 points par rapports aux dernières enquêtes), et dans une moindre mesure par un fléchissement du « oui » dans les rangs de l’UMP et de l’UDF – chez qui le nombre des opposants au traité augmente respectivement de 1 et de 5%. 

Au sein de l’Union, les spéculations vont bon train quant à l’attitude susceptible d’être adoptée, en cas de victoire du « non », par les Etats membres ayant prévu d’organiser un référendum au-delà de la date du 29 mai. 

Selon des informations obtenues par le Financial Times, la présidence luxembourgeoise entend publier prochainement un communiqué appelant au maintien des référendums prévus après le scrutin français. Toute autre formule serait « non-démocratique », estime un diplomate luxembourgeois cité par le FT.