Finance : Nicolas Sarkozy en croisade pour des bonus vertueux
Un système de bonus-malus conditionnera désormais la rémunération des traders. A Bruxelles, un attirail législatif est en cours d’adoption à ce sujet.
Un système de bonus-malus conditionnera désormais la rémunération des traders. A Bruxelles, un attirail législatif est en cours d’adoption à ce sujet.
EN BREF :
Nicolas Sarkozy espère imposer une ligne ferme afin de limiter les risques pris par les traders. La rencontre qui s’est tenue le 25 août à l’Elysée, où le président recevait les dirigeants des six plus grands établissements bancaires français, a été l’occasion de dévoiler de nouveaux principes d’encadrement des bonus.
Il ne s’agit pas d’en limiter le montant mais plutôt de le verser de manière différée. Ainsi, la moitié voire les deux tiers de rémunération du trader seront attribués au bout de trois ans, rompant ainsi avec la stratégie du court terme. La performance durable des traders sera récompensée par un bonus et sanctionnée par un malus dans le cas contraire.
La stratégie française recoupe sensiblement les vues de la Commission européenne. Le 13 juillet 2009, l’Exécutif européen a introduit une proposition visant à assainir la rémunération des traders en alignant « leurs objectifs personnels (…) sur les intérêts à long terme des institutions bancaires ». L’entrée en vigueur du texte est prévue en 2011 si le Parlement et le Conseil des ministres des finances l’adoptent.
Nicolas Sarkozy espère par ailleurs obtenir le soutien de ses partenaires européens, notamment allemand et britannique, dans la perspective du G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre 2009 afin que les règles françaises soient reproduites au plan international et qu’une limitation quantitative de la rémunération des traders soit envisagée.