Fight Impunity : l’ancien commissaire européen Dimitris Avramopoulos aurait agi dans les règles de la Commission
L’ancien commissaire européen s’est récemment retrouvé au centre de l’attention en raison de son appartenance à l’ONG Fighting Impunity, elle-même liée au Qatargate. Toutefois, il aurait respecté les règles de la Commission concernant sa participation à l’ONG, selon les informations d’EURACTIV.
L’ancien commissaire européen Dimitris Avramopoulos s’est récemment retrouvé au centre de l’attention en raison de son appartenance à l’ONG Fighting Impunity, elle-même liée au scandale du Qatargate. Toutefois, il aurait respecté les règles émises par la Commission concernant sa participation à l’ONG et n’a donc contacté aucun responsable de l’exécutif à ce sujet, selon les informations d’EURACTIV.
M. Avramopoulos était un membre honoraire de l’ONG Fighting Impunity, dirigée par l’ex-eurodéputé Pier-Antonio Panzeri, le « cerveau » présumé derrière le système de corruption mis en place. M. Avramopoulos a cependant démissionné de l’ONG au moment où le scandale a éclaté, en décembre dernier.
Sa participation à l’ONG a été autorisée par la Commission le 3 février 2021, à la suite de l’avis rendu par le comité d’éthique indépendant en décembre 2020.
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Les médias italiens ont rapporté en décembre dernier que M. Avramopoulos avait été payé 60 000 € pendant un an (soit 5 000 € par mois) afin de promouvoir les positions de l’ONG lors de deux conférences. Ce « salaire » a suscité de vives réactions et a soulevé des questions quant à son rôle au sein de l’organisation.
La Commission européenne a alors lancé une procédure interne pour vérifier qu’il respectait bien les restrictions imposées par cette autorisation, notamment le fait qu’il ne devait pas contacter le personnel de la Commission au nom de l’ONG.
Au terme d’une procédure interne, la Commission a jugé que M. Avramopoulos avait respecté les restrictions, a indiqué une source proche du dossier à EURACTIV.
Bien que cela représente un soulagement pour l’ancien commissaire européen, M. Panzeri devrait bientôt faire de nouvelles révélations dans le cadre de son accord de repenti avec la justice belge.
« Personne ne sait quels autres noms impliqués dans le scandale M. Panzeri citera », a déclaré une autre source à EURACTIV.
M. Avramopoulos a expliqué que bien qu’il soit membre de l’ONG, il n’était pas au courant des activités illégales de M. Panzeri.
La semaine dernière, Michalis Dimitrakopoulos, l’avocat de l’eurodéputée grecque incarcérée Eva Kaili, a été interrogé pour savoir s’il pensait que M. Panzeri allait donner d’autres « noms grecs ».
« Je n’exclus rien », a répondu M. Dimitrakopoulos, ajoutant que M. Panzeri n’est pas une source fiable car il ne se soucie que de faire sortir sa famille de l’affaire du Qatargate.
Maxim Toller, l’avocat de Marc Tarabella, eurodéputé belge également soupçonné de corruption dans le cadre de cette affaire, avait lui aussi appelé à la prudence concernant les révélations de M. Panzeri. « Il faut d’autant plus mettre en doute les paroles de M. Panzeri qu’il parle en échange de quelque chose. »
En effet, l’ex-eurodéputé a accepté de collaborer avec la justice en échange d’une « peine limitée ».
La promesse du procureur d’alléger la peine de M. Panzeri dépend toutefois de la qualité des informations que ce dernier fournira à la justice. Et pour l’heure, les accusations de M. Panzeri doivent encore être corroborées par d’autres éléments.
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[Édité par Anne-Sophie Gayet]