Faible participation aux élections européennes d’après les sondages [FR]
Malgré une campagne de promotion coûteuse et le recours croissant à la technologie multimédia pour la sensibilisation, l’UE a du mal à soulever l’intérêt du citoyen pour les élections 2009 du Parlement européen, montrent les derniers sondages.
Malgré une campagne de promotion coûteuse et le recours croissant à la technologie multimédia pour la sensibilisation, l’UE a du mal à soulever l’intérêt du citoyen pour les élections 2009 du Parlement européen, montrent les derniers sondages.
Si certains analystes avaient prédit une légère augmentation de la participation par rapport aux dernières élections de 2004, d’autres au contraire la voient en chute libre.
Un sondage Eurobaromètre d’avril 2009 a suggéré que les modèles étaient largement comparables à 2004, tandis qu’une étude TNS pour le compte de la Fondation pour l’innovation politique, publiée cette semaine, a montré que la plupart des Européens ne s’intéressent pas aux élections.
Le sondage TNS, qui a porté sur 15 000 citoyens européens en mars et avril de cette année, a découvert que 18 % des citoyens européens ne s’intéressaient « pas du tout » aux élections, tandis que 35 % se disaient « plutôt pas intéressés ». D’un autre côté, 11 % ont dit être « très intéressés » et 35 % sont « plutôt intéressés ».
La faible participation des électeurs est un problème récurrent des élections européennes (EURACTIV 15/04/09). En effet, la participation a diminué à chaque élection depuis les premières élections directes en 1979 (voir LinksDossier EURACTIV).
Le dernier décompte remonte à 2004, avec une participation combinée de 45,5 %.
Pour s’attaquer à cette faiblesse persistante, le Parlement européen a lancé cette année une campagne paneuropéenne de promotion visant à aller chercher le vote là où il se trouve : une campagne sans précédent en termes d’envergure et de coût (18 millions d’euros).
Cependant, malgré l’étendue et l’éclat de la campagne « Elections européennes, à vous de choisir ! », vue à la télévision, en affiche, à la radio, sur Internet et dans les séminaires, les chiffres vont stagner lors du vote de juin.
Si l’on réunit les projections actuelles, le résultat le plus probable semble être une participation similaire.
Selon le Premier ministre suédois, une participation faible montre la rationalité des électeurs
Alors que la plupart des dirigeants européens ont pris l’habitude de déplorer la faible participation, et que la plupart des eurodéputés soutiennent que les élections à venir sont probablement les plus importantes jamais vu, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, dont le pays assumera la présidence de l’UE après la République tchèque le 1er juillet, analyse de manière plus souple la question de la participation.
Intervenant récemment dans les médias suédois, M. Reinfeldt a soutenu que les électeurs tirent naturellement la conclusion qu’il y a une importante différence entre les élections générales et un vote qui leur donne à eux, Suédois, des sièges dans un Parlement européen sans gouvernement ou influence réelle. Les électeurs sont rationnels, ils comprennent que les élections européennes ne sont pas cruciales pour leurs vies quotidiennes ou leur avenir, a-t-il déclaré.