Européennes : LR prône la « préférence européenne » dans l’industrie de la défense

Les têtes de liste du parti Les Républicains (LR) aux Européennes de juin ont plaidé lundi (25 mars) pour un renforcement des investissements dans le domaine de la défense, préconisant la mise en place d’une « préférence européenne », tout en déplorant que les dépenses françaises actuelles « ne soient pas à la hauteur ».

EURACTIV France avec AFP
French right wing party Les Republicains launches European parliament election campaign near Paris
Les têtes de liste du parti Les Républicains (LR) pour les élections européennes François-Xavier Bellamy (gauche), la deuxième de la liste Céline Imart (centre) et le troisième de la liste Christophe Gomart (droite) lors du lancement de la campagne pour les élections européennes à Aubervilliers, le 23 mars 2024. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

Les têtes de liste du parti Les Républicains (LR) aux Européennes de juin ont plaidé lundi (25 mars) pour un renforcement des investissements dans le domaine de la défense, préconisant la mise en place d’une « préférence européenne », tout en déplorant que les dépenses françaises actuelles « ne soient pas à la hauteur ».

« L’investissement de notre gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux », a regretté François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, au terme d’une visite d’une usine du groupe Arquus dans la Nièvre.

« Il est nécessaire d’aller vers une préférence européenne en matière d’industrie de défense », a renchéri le général Christophe Gomart, numéro 3 sur la liste LR, qui a effectué son premier déplacement de campagne aux côtés de M. Bellamy et de la numéro 2 Céline Imart.

« Il est nécessaire d’aller vers une préférence européenne en matière d’industrie de défense », a renchéri le général Christophe Gomart, numéro 3 sur la liste LR, qui a effectué son premier déplacement de campagne aux côtés de M. Bellamy et de la numéro 2 Céline Imart.

« Les pays européens doivent non plus acheter vers les États-Unis, mais doivent acheter en Europe », a estimé la récente recrue de la droite après avoir visité une usine de production de blindés légers qui emploie autour de 400 personnes à proximité de Nevers.

« Nous proposons de bâtir une Europe de la défense pour garantir la paix » en introduisant notamment « une préférence européenne », en « tripl[ant] le fonds européen de défense » et en effectuant une livraison « massive de munitions à l’Ukraine », a résumé Mme Imart sur X.

Pour les têtes de liste, les États membres de l’UE devraient consacrer 3 % de leur PIB à la défense. La France ne se situe pour l’instant qu’à 2 %, c’est-à-dire l’objectif fixé par l’OTAN.

« Nous voulons faire en sorte que ce fonds soit conditionné à des entreprises européennes », a-t-il estimé, précisant que les pays membres de l’UE maintiendraient leur souveraineté pour « l’équipement de leurs propres forces armées » avec leurs propres fonds.

La tête de liste LR a par ailleurs manifesté son « étonnement » que l’usine d’armement qu’il a visitée et d’autres ne disposent pas aujourd’hui du « carnet de commandes qu’elles devraient ».

« C’est le choix du président de la République [Emmanuel Macron] de parler de réarmement sur tous les sujets, y compris démographique ou civique, mais c’est avant tout une réalité industrielle qui suppose […] des engagements fermes de l’État », a-t-il critiqué.

Interrogés sur l’Ukraine et sur un éventuel engagement de troupes françaises ou européennes évoquées par M. Macron, les trois candidats LR ont réitéré que ce pays « n’a pas besoin de mots, mais de matériel, d’équipement et de munitions ».

[Édité par Anne-Sophie Gayet]