Européennes en Espagne : le parti de Pedro Sánchez veut vaincre l’extrême droite galopante

Le Parti socialiste ouvrier espagnol au pouvoir (PSOE/S&D) veut vaincre l’extrême droite et ceux qui souhaitent briser l’UE de l’intérieur, a déclaré mercredi la tête de liste du parti pour les élections européennes, Teresa Ribera, alors que les sondages penchent en faveur des forces de droite.

EFE avec EURACTIV.com
Gathering in support of Spain’s Prime Minister Pedro Sanchez in Madrid
« Nous voulons plus d’Europe, plus de droits, plus d’opportunités, un avenir meilleur. Plus de démocratie et de valeurs », a affirmé Mme Ribera. [EPA-EFE/BORJA SANCHEZ-TRILLO]

Le Parti socialiste ouvrier espagnol au pouvoir (PSOE/S&D) veut vaincre l’extrême droite et ceux qui souhaitent briser l’UE de l’intérieur, a déclaré mercredi (15 mai) la tête de liste du parti pour les élections européennes, Teresa Ribera, alors que les sondages penchent en faveur des forces de droite.

S’exprimant lors du rassemblement du parti à Séville pour présenter la liste officielle des candidats du PSOE aux élections européennes (qui se tiendront en Espagne le 9 juin), Mme Ribera, ministre de la Transition écologique, a appelé les citoyens à voter pour vaincre les forces « ultra » dans toute l’Europe.

« Nous allons gagner contre l’extrême droite, contre ceux qui tendent leurs bras à Rome et à Milan [pour faire le salut fasciste], et contre ceux qui prônent les bombes contre la paix, contre ceux qui veulent faire exploser l’Europe de l’intérieur », a déclaré Mme Ribera, comme l’a rapporté EFE, partenaire d’Euractiv.

Mais l’enthousiasme de Mme Ribera est en contradiction avec les derniers sondages en Espagne, qui annoncent une victoire du parti conservateur de droite espagnol, le Partido Popular (PP/PPE).

Le parti de droite, troisième force du parlement espagnol, a dévoilé sa tête de liste pour les élections européennes : Dolors Montserrat, une eurodéputée considérée comme « radicale ».

Le PSOE et ses alliés de la famille socialiste au Parlement européen (S&D/PS) doivent relever le défi de vaincre le Parti populaire européen (PPE), grand favori pour les élections de juin, ainsi que les libéraux de droite siégeant au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) — qui comprend également le parti d’extrême droite espagnol Vox — et les forces « ultra » du groupe Identité et Démocratie (ID), entre autres.

En ce sens, Mme Ribera a souligné l’importance d’unir les forces progressistes européennes pour lutter contre la « droite lâche », qui n’hésite pas à conclure des accords de coalition régionale avec des partis d’extrême droite, selon elle.

Mme Ribera a présenté les autres membres de la liste de son parti pour les élections européennes comme des responsables politiques engagés en faveur d’une Europe « plus sociale, plus verte, plus féministe et plus juste ».

« Nous voulons plus d’Europe, plus de droits, plus d’opportunités, un avenir meilleur. Plus de démocratie et de valeurs », a affirmé Mme Ribera.

Les analystes suggèrent que Mme Ribera pourrait opter pour un poste de commissaire au sein de la prochaine Commission européenne après les élections de juin — les spéculations portent sur le portefeuille du climat ou de l’énergie.