Les dirigeants occidentaux s'engagent à soutenir Kiev alors que l'aide américaine pourrait diminuer
Les dirigeants occidentaux ont affiché leur soutien à l'Ukraine lundi et ont insisté sur le fait que l'Union européenne (UE) et l'ensemble des pays européens devaient être représentés lors des négociations de paix avec la Russie.
KIEV – Les dirigeants occidentaux ont affiché leur soutien à l’Ukraine lundi et ont insisté sur le fait que l’Union européenne (UE) et l’ensemble des pays européens devaient être représentés lors des négociations de paix avec la Russie.
« Nous saluons les efforts du [président américain Donald] Trump pour pousser la Russie à négocier, et je souhaite que les discussions bilatérales ouvrent la voie à de véritables négociations de paix », a déclaré à la presse António Costa.
Pour le président du Conseil européen, si l’Union venait à nommer un envoyé spécial pour l’Ukraine, afin de participer aux pourparlers de paix, ce dernier ne devrait pas seulement représenter l’UE mais l’ensemble des pays européens.
« Cela renforcerait notre position », a ajouté António Costa, confirmant que la question serait discutée lors d’un sommet extraordinaire qui devrait se tenir le 6 mars prochain, et au cours duquel il avait précédemment déclaré que les dirigeants de l’UE devraient « être prêts à prendre des décisions ».
Ces remarques interviennent suite à un sommet des dirigeants occidentaux organisé à Kiev, à l’occasion du troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Si des rencontres de ce type avaient déjà été organisées ces dernières années, les responsables ukrainiens ont souligné qu’afficher un soutien à l’Ukraine était plus que jamais nécessaire, alors que l’aide américaine semble fléchir.
La présidente de la Commission européenne a fait le déplacement dans la capitale ukrainienne, tout comme les dirigeants du Canada, du Danemark, de l’Estonie, de l’Islande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Finlande, de la Norvège, de l’Espagne et de la Suède.
Les représentants de l’Albanie, de la Grande-Bretagne, de la Croatie, de la République tchèque, de l’Allemagne, du Japon, de la Moldavie, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Suisse et de la Turquie ont notamment participé aux débats en ligne.
Aucun représentant des États-Unis n’a en revanche pris la parole.
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui se rendent tous deux à Washington cette semaine, espèrent faire pression sur Donald Trump pour qu’il n’écarte pas les Européens des négociations de paix menées avec la Russie.
Ces dernières semaines, les dirigeants européens ont commencé à expliquer être prêts à maintenir des sanctions « indépendantes » contre Moscou, alors que les États-Unis semblent décidés à d’importantes concessions pour mettre fin au conflit.
« Ces sanctions font partie de l’approche ‘la paix par la force’ », a expliqué Ursula von der Leyen à la presse. Tout allègement de ces sanctions n’interviendra « si nous voyons des actions concrètes de la part de la Russie », a-t-elle encore soulignée.
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(LG)