Espagne : le leader controversé de Vox est réélu et appelle la droite à s’unir

Santiago Abascal, le président controversé du parti d’extrême droite espagnol Vox, a été réélu samedi (27 janvier) pour un quatrième mandat, en dépit de critiques émanant de son parti.

EFE avec EURACTIV.com
Vox political Rally in Ciudad Real
« N’abandonnez pas, ne jetez pas l’éponge, continuez », a déclaré M. Abascal après que l’assemblée générale de VOX a ratifié sa proclamation en tant que président du parti, un poste qu’il pourrait occuper jusqu’en 2028. [EPA-EFE/Jesus Monroy]

Santiago Abascal, le président controversé du parti d’extrême droite espagnol Vox, a été réélu samedi (27 janvier) pour un quatrième mandat, en dépit de critiques émanant de son parti. Il a profité de l’élan créé par les récentes manifestations qui ont réuni son parti et le Partido Popular (PP, Parti populaire européen/PPE) contre le gouvernement de gauche pour appeler à poursuivre l’opposition aux forces qui « font sombrer le pays ».

M. Abascal, qui a été réélu en tant qu’unique candidat à ce poste, a reçu le soutien de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et du président argentin Javier Milei, qui lui ont envoyé des messages vidéo.

« N’abandonnez pas, ne jetez pas l’éponge, continuez », a déclaré M. Abascal après que l’assemblée générale de Vox a ratifié sa proclamation en tant que président du parti, un poste qu’il pourrait occuper jusqu’en 2028.

S’adressant à quelque 2  200 sympathisants dans un discours rempli de messages patriotiques — comme le sont habituellement ses discours publics — M. Abascal a remercié les affiliés pour leur soutien à son parti « sur le chemin de la victoire en Espagne ».

Dans son discours, le leader d’extrême droite a également appelé à la « résistance et à l’unité » avec la droite contre le bloc de gauche, qui, selon lui, veut « couler le pays », affirmant que seul son parti défendait « ce en quoi croient des millions d’Espagnols » contre le « diktat » des « puissants ».

M. Abascal a également rejeté les rumeurs concernant les tensions et les divisions au sein de son parti, notamment en ce qui concerne sa réélection à la tête du parti, les qualifiant de « gigantesques mensonges ».

Mécontents de la loi dite d’amnistie adoptée par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, conséquence d’un accord avec les principales forces séparatistes catalanes, JxCat et ERC, qui a assuré le poste de Premier ministre à M. Sanchez, Vox et le Partido Popular de droite ont organisé des manifestations de masse dans les grandes villes espagnoles durant les derniers mois.

Les deux partis ont également annoncé qu’ils porteraient la mesure de grâce extraordinaire controversée — actuellement en cours d’examen au parlement — devant la Cour constitutionnelle, la Cour suprême et la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg.

Vox, qui reste la troisième force au parlement espagnol bien que son nombre de sièges soit passé de 52 à 33 à la suite des élections générales du 23 juillet, est toujours au pouvoir dans de nombreuses régions espagnoles aux côtés du Partido Popular de droite, qui reste pour sa part la première force au parlement.