Espagne : le frère de Pedro Sánchez mis en examen dans le cadre d’une enquête pour corruption

Le frère du Premier ministre espagnol, David Sánchez, sera jugé pour malversation et trafic d’influence aux côtés de dix autres personnes, dont le leader socialiste d’Estrémadure Miguel Ángel Gallardo, accusé d’avoir créé un poste public « ad hoc » au conseil municipal de Badajoz.

EURACTIV Espagne
Pedro Sanchez’s Brother Testifies At The Request Of The Judge And The Former Moncloa Advisor Attends As An Investigated Person.
David Sánchez, frère du Premier ministre espagnol. [Getty Images/Andres Rodriguez_Europa Press]

MADRID — La cour provinciale de Badajoz a statué mardi 23 septembre qu’il existait « suffisamment de preuves » pour traduire David Sánchez en justice.

Ce musicien classique de formation fait l’objet d’une enquête depuis mai 2024 à la suite d’une plainte déposée par l’association d’extrême droite Manos Limpias, qui l’accuse également de vivre au Portugal pour échapper à l’impôt espagnol et de négliger ses fonctions de coordinateur des conservatoires au conseil provincial de Badajoz.

Le Premier ministre Pedro Sánchez (Parti socialiste-ouvrier espagnol, PSOE) a défendu publiquement son frère, qui nie toute malversation.

Interrogé sur les enquêtes visant son épouse, Begoña Gómez, et son frère au début du mois, le leader socialiste avait accusé les juges de partialité politique. « Il y a des juges qui font de la politique et des politiciens qui administrent la justice », avait-il affirmé.

Mardi également, un juge enquêtant sur Begoña Gómez pour détournement de fonds présumé, a ordonné qu’elle soit jugée, lui demandant de comparaître devant un tribunal samedi. L’intéressée peut faire appel de cette décision.

L’entourage du Premier ministre est visé par plusieurs enquêtes pour corruption. Outre son frère et son épouse, d’anciens membres du gouvernement et des hauts responsables socialistes sont accusés d’être impliqués dans des affaires de pots-de-vin, de truquage de marchés publics et de trafic d’influence. Ces scandales menacent la fragile coalition minoritaire de Pedro Sánchez, formée avec Sumar.

(asg)