Espagne : le FMI se tient prêt
Le Fonds monétaire international est prêt à intervenir "de diverses manières" pour venir en aide à l’Espagne, si le pays le souhaite, a déclaré sa directrice générale Christine Lagarde dans une entretien accordé au Figaro.
Le Fonds monétaire international est prêt à intervenir « de diverses manières » pour venir en aide à l’Espagne, si le pays le souhaite, a déclaré sa directrice générale Christine Lagarde dans une entretien accordé au Figaro.
Dans une interview publiée dans les colonnes du Figaro, jeudi 4 octobre, la directrice générale du Fonds monétaire international presse les pays de la zone euro de continuer à travailler à la résolution de la crise.
Pour Christine Lagarde, ils ne doivent en aucun cas laisser s’épuiser l’élan donné par la Banque centrale européenne (BCE) et sa décision d’accepter sous condition des rachats d’obligations souveraines.
Audit, financement,…
« Personne n’a le luxe du temps. Il y a une réelle urgence », dit-elle. « Il ne faut pas laisser s’épuiser les effets de cette mesure, avant de poursuivre le travail de renforcement de l’Union européenne et de l’architecture de la zone euro. » Ces déclarations interviennent deux semaines avant la tenue d’un nouveau sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
S’agissant de l’Espagne, dont la question d’une demande d’assistance reste en suspens, Christine Lagarde souligne qu’une intervention du FMI pourrait prendre plusieurs aspects.
« Par exemple, simplement pour assurer l’audit et la vérification des réformes négociées avec ses partenaires européens, sans que le FMI lui-même participe au financement. Mais nous pourrions aussi jouer un rôle dans le financement », explique-t-elle.
Efforts énormes
« Autant le FMI sait toujours être exigeant sur les réformes à mettre en oeuvre, autant nous sommes flexibles sur les modalités de notre intervention », ajoute la directrice générale. « Notre objectif n’est pas de faire de l’austérité pour de l’austérité. C’est de remettre les pays sur pied de manière durable pour les rendre autonomes ».
A propos de la Grèce, Mme Lagarde insiste sur les « efforts énormes » déjà réalisés par le pays, qui a réduit son déficit budgétaire de 9 points de PIB en trois ans.
« C’est considérable! (…) Aujourd’hui le gouvernement grec fait des efforts réels pour avancer. Il doit continuer d’en apporter la preuve. Mais la Grèce fait partie de la zone euro et c’est aux partenaires européens de déterminer leur avenir collectif sur ces bases-là », indique Christine Lagarde.