Entretien: Sinn Féin affirme qu’ « il y a toujours un plan B » [FR]

L’argument selon lequel l’économie de l’Irlande subira les répercussions d’un rejet du traité de Lisbonne par les électeurs lors du référendum de la semaine prochaine est une tactique « brutale », déclare Eoin Ó Broin, le directeur des Affaires européennes au sein de Sinn Féin. Il a accordé un entretien à EURACTIV. 

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L’argument selon lequel l’économie de l’Irlande subira les répercussions d’un rejet du traité de Lisbonne par les électeurs lors du référendum de la semaine prochaine est une tactique « brutale », déclare Eoin Ó Broin, le directeur des Affaires européennes au sein de Sinn Féin. Il a accordé un entretien à EURACTIV. 

Le premier représentant du principal parti irlandais en faveur du « non », le Sinn Féin, a déclaré que contrairement aux déclarations faites par le président de la Commission José Manuel Barroso, « il y a toujours un plan B » dans l’hypothèse où l’Irlande rejetterait le traité.

Eoin Ó’Broin, le directeur de la campagne politique du Sinn Féin contre le traité de Lisbonne, s’en est pris violemment à la campagne irlandaise pour le « oui », en déclarant qu’ « il y a du sens dans le fait que le gouvernement soit optimiste, même brutal, dans certaines de ses approches – en déclarant que l’Irlande sera le paria de l’Europe et qu’elle subira des pertes dans le domaine de l’emploi et des investissements directs étrangers » dans l’hypothèse d’un résultat « négatif ».

Il a plutôt affirmé qu’ « il y a toujours un plan B – dans la politique comme dans la vie. La question est de savoir s’il existe une volonté d’avoir un plan B, et le consensus politique déclare très clairement qu’il n’y a pas une telle volonté pour le moment ».

«  S’il y a un « non » en Irlande, cette volonté pourrait émerger très rapidement », a-t-il déclaré, en ajoutant que le Sinn Féin pense que le traité est « un mauvais accord pour l’Irlande, l’Union européenne et les pays en développement ».

Parallèlement, les principaux militant irlandais en faveur du « oui » réunis hier à Bruxelles ont affirmé que le Sinn Féin avait une position « mensongère et fourbe ». Lors d’une conférence de presse au Parlement européen, les eurodéputés irlandais de centre-droit Avril Doyle et Marian Harkin ont déclaré que l’UE « serait ébranlée au point de s’arrêter » si l’Irlande votait « non ». 

Le groupe, composé d’eurodéputés irlandais et d’experts européens, a repoussé les déclarations du camp du « non » selon lesquelles un plan B pourrait être trouvé. « Il s’agit d’un plan B », a affirmé Avril Doyle, « la constitution européenne était un plan A ». Marian Harkin a renchéri en disant que « le Sinn Féin  affirme aux électeurs que s’ils votent « non », nous pouvons travailler sur un nouveau texte et le renégocier. Je ne pense pas que ce soit le cas ». 

Parallèlement, cette semaine le gouvernement tchèque a présenté son programme pour la présidence européenne, qui débute en janvier 2009, publié en deux versions au cas où tous les pays ne ratifient pas le traité de Lisbonne d’ici la fin de l’année. 

« Nous présentons une solution de réserve au cas où le traité n’est pas validé », a expliqué le vice-Premier ministre pour les Affaires européennes Alexandr Vondra à la presse à Prague.

« Tous les partis semblent s’accorder sur un point – le résultat du référendum n’est pas encore gagné ». En pressant les électeurs irlandais d’aller voter en grand nombre, Avril Doyle a déclaré que « cette dernière semaine avant le référendum sera critique, et rien ne va de soi ».

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.