Entretien : les Socialistes se voient à la tête du Parlement de l’UE en 2009 [FR]
A la suite des retombées de la crise financière internationale et des divisions parmi les conservateurs européens, le Parti socialiste européen (PSE) dispose d’une plateforme électorale solide pour devenir le plus grand groupe du Parlement européen lors des élections du mois de juin prochain. C’est ce qu’a estimé l’eurodéputé Martin Schulz, leader du groupe socialiste au Parlement européen, qui s’est confié à EURACTIV lors du congrès du PSE à Madrid.
A la suite des retombées de la crise financière internationale et des divisions parmi les conservateurs européens, le Parti socialiste européen (PSE) dispose d’une plateforme électorale solide pour devenir le plus grand groupe du Parlement européen lors des élections du mois de juin prochain. C’est ce qu’a estimé l’eurodéputé Martin Schulz, leader du groupe socialiste au Parlement européen, qui s’est confié à EURACTIV lors du congrès du PSE à Madrid.
Prenant la parole le lundi 1er décembre lors de l’adoption du manifeste du PSE pour les élections européennes de 2009, le dirigeant du parti s’est dit confiant : selon lui, les électeurs reconnaîtront les compétences des socialistes pour répondre à la crise. Il a attaqué les conservateurs européens et les libéraux qui, selon lui, « s’expriment désormais comme des socialistes ».
M. Schulz a estimé que les électeurs « se rendraient compte du fait que les néolibéraux et les conservateurs de la vieille école ne se sont pas soudainement transformés en socialistes », ajoutant que « s’ils veulent une véritable réponse à la crise financière, une véritable social-démocratie et une véritable justice sociale, ils devraient voter pour l’original, pas pour la copie.
M. Schulz a descendu en flammes les rumeurs persistantes à Bruxelles, qui prévoient un pacte post-électoral entre le Parti populaire européen (PPE) de centre droit et le groupe de l’ADLE.
A son avis, le conflit de personnalité entre les têtes pensantes des partis pourrait entraver toute chance de pacte : « Je connais les présidents des groupes parlementaires des deux partis [Graham Watson pour l’ADLE et Joseph Daul pour le PPE], et à mon avis, la relation qu’ils entretiennent exclut toute possibilité de coalition ».
Selon lui, une telle coalition n’est pas seulement invraisemblable, elle pourrait également être rendue caduque d’un point de vue électoral au cas où les socialistes se renforcent comme il l’espère.
« Les Tories vont abandonner le PPE, et ce parti perdra un certain nombre de sièges en Europe », a affirmé le leader du PSE. Selon lui, ce sont dans des pays comme la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas et la Grèce que les libéraux et les conservateurs pourraient enregistrer les plus grandes pertes en raison de l’impopularité des gouvernements en place.
Par conséquent, M. Schulz a indiqué que « nous nous attendons à être le plus grand groupe au Parlement après les élections de 2009 ».
Par rapport au traité de Lisbonne, le dirigeant du PSE a fait part d’une confiance timide quant au fait qu’une solution au problème irlandais pourrait être trouvée et que la ratification pourrait avoir lieu « plus tard en 2009 ». M. Schulz doute toutefois que le traité puisse être ratifié avant le mois de juin. Il a en effet déclaré : « Je pense qu’il soit trop tard pour espérer que les élections se déroulent sous Lisbonne ».
Enfin, envoyant une pique à l’intention du président américain sortant George W. Bush, M. Schulz a affirmé : « Dans un monde multipolaire, une approche unilatérale comme celle adoptée par le “gang Bush“ ne pourra plus fonctionner ».
« Barack Obama sera sans aucun doute un président plus progressiste que nous aurions pu l’espérer, et sa réussite montre qu’il y a une nouvelle force en faveur des politiques socialistes dans le monde d’aujourd’hui ».
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