Entretien : le Parlement européen a besoin d’une « coalition idéologique » [FR]

Il faut former une « coalition idéologique » détenant une majorité au Parlement après les élections européennes de juin 2009 afin de faire passer un paquet substantiel sur l’économie. C’est ce que Graham Watson, leader de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), a déclaré dans un entretien à EURACTIV.

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Il faut former une « coalition idéologique » détenant une majorité au Parlement après les élections européennes de juin 2009 afin de faire passer un paquet substantiel sur l’économie. C’est ce que Graham Watson, leader de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), a déclaré dans un entretien à EURACTIV.

M. Watson croit qu’une coalition idéologique entre les Libéraux et l’un des deux autres groupes politiques majeurs, à savoir le parti de centre-droit du PPE-DE ou le Parti socialiste européen (centre gauche), fonctionnerait mieux que le système actuel reposant sur des arrangements techniques entre les deux plus grands groupes, qui pour l’instant sont seulement parvenus à trouver un consensus sur le partage des postes les plus haut placés. 

Actuellement, aucun des deux partis ne détient la majorité, avec respectivement 284 et 215 des 785 sièges. L’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) compte103 eurodéputés qui, selon M.Watson, votent avec la gauche sur les questions relatives à l’environnement et à la politique extérieure et avec la droite pour ce qui concerne l’économie et le développement constitutionnel de l’Union. 

M. Watson s’est abstenu de révéler sa préférence par rapport au groupe auquel devraient se lier les Libéraux, mais il a clairement indiqué que le centre-droit était mieux placé pour gagner les élections européennes. 

« Je pense que nous pourrions faire avancer l’Europe bien plus efficacement si nous disposions d’une majorité idéologique au Parlement qui reflète la majorité idéologique du Conseil des ministres, où les Socialistes sont minoritaires par rapport aux Libéraux », a affirmé M. Watson. 

Le dirigeant de l’ADLE a indiqué que le taux de participation aux élections européennes dépend de l’efficacité des mesures européennes et de la capacité de l’UE à montrer que « l’Europe fonctionne » au cours des mois décisifs avant les élections de juin 2009. Par rapport à sa propre campagne en Ecosse, M. Watson a iniqué qu’il ne mentionnera même pas le traité de Lisbonne mais qu’il montrera aux électeurs comment les mesures au niveau européen ont amélioré leur vie. Selon lui, le fait que l’UE est parvenue à prendre la tête dans le cadre de la gestion de la crise géorgienne et de la réponse internationale à la crise financière constitue également un message important pour les élections européennes.

Exprimant sa grande satisfaction par rapport à l’élection de Barack Obama au poste de président, M. Watson a mis en garde contre des attentes trop élevées, en particulier en ce qui concerne la réforme du système financier mondial. Il a indiqué que les premiers pas seraient probablement modestes et viseraient à trouver un consensus sur les mesures dont le but est de réformer la réglementation du secteur des services financier. « Actuellement, nos approches sont très très différentes », a déclaré le président de l’ADLE. 

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.