Entretien : l’Europe nécessite un « langage simple » pour les élections [FR]
Ivo Opstelten, maire de Rotterdam, a retenu la leçon du référendum négatif sur la Constitution européenne de 2005. Il a en effet lancé une initiative citoyenne destinée à évoquer l’Europe dans un langage simple. Il s’est confié à EURACTIV.
Ivo Opstelten, maire de Rotterdam, a retenu la leçon du référendum négatif sur la Constitution européenne de 2005. Il a en effet lancé une initiative citoyenne destinée à évoquer l’Europe dans un langage simple. Il s’est confié à EURACTIV.
M. Opstelten, qui est maire de Rotterdam depuis 1999, a indiqué que la Constitution européenne est « trop difficile » à comprendre pour les citoyens et « même pour les PDG ». C’est la raison pour laquelle la majorité a fini par voter « non ».
A la suite de la déconfiture du référendum, le maire a décidé que les citoyens sont finalement les mieux placés pour indiquer ce qu’est l’UE. Au nom du groupe libéral au Parlement européen (ADLE), il a présidé une enquête qui a abouti à une déclaration de mission en dix points à l’intention de l’UE, fondée sur les contributions des citoyens de toute l’Europe.
Une des dix missions a été formulée par une étudiant hongrois de 22 ans, mais les autres ont en fait été inspirées de propositions émises par les membres du groupe ADLE.
Selon M. Opstelten, le groupe utilisera cette déclaration de mission dans sa campagne pour les élections européennes de juin 2009, notamment par le biais de moyens de communication modernes comme Internet.
M. Opstelten a rejeté les suggestions selon lesquelles la crédibilité de l’initiation pourrait être entravée par le fait qu’elle provient d’un groupe politique, ajoutant que l’ADLE a invité le Comité des régions (CdR) à y adhérer.
Mais d’autres groupes politiques du CdR désirent également y contribuer. Tout a été mis désormais en route pour qu’une déclaration de mission formulée par plusieurs partis soit adoptée en 2009 en vue des élections européennes du mois de juin. Mais il s’agira d’une déclaration de mission pour le Comité des Région et non pour toute l’UE, a-t-il souligné.
Au sujet des ambitions électorales, M. Opstelten ne voit aucun inconvénient dans le fait d’envoyer un message positif par le biais de la déclaration de mission. Alors que les populistes gagnent souvent du soutien en envoyant des messages négatifs, jouant avec les peurs liées à l’immigration et à la mondialisation, transmettre un message positif peut, selon lui, également attirer des électeurs.
Toutefois, il a reconnu que dans son pays, les conditions de sécurité ainsi que les politiques liées à l’intégration des immigrants se sont améliorées, en partie grâce aux populistes comme Pim Fortuyn. M. Opstelten s’est retenu de donner un conseil aux Irlandais quant à un éventuel second vote sur le traité de Lisbonne, affirmant qu’il ne connaissait pas très bien la situation politique de l’Irlande. Mais il a reconnu qu’il fallait une campagne dans un langage « normal ».
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