En Italie, l’opposition presse le gouvernement de reconnaître un État palestinien
Les partis d’opposition italiens, le Mouvement 5 étoiles, le Parti démocrate et l’Alliance des Verts et de la Gauche, exercent une pression croissante sur le gouvernement italien pour qu’il suive l’exemple de la Norvège, de l’Espagne et de l’Irlande et reconnaisse officiellement l’État palestinien.
Les partis d’opposition italiens, le Mouvement 5 étoiles, le Parti démocrate et l’Alliance des Verts et de la Gauche, exercent une pression croissante sur le gouvernement italien afin qu’il suive l’exemple de la Norvège, de l’Espagne et de l’Irlande et reconnaisse officiellement un État palestinien.
La reconnaissance d’un État palestinien est au cœur du débat en Italie depuis que l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont franchi le pas.
Lors d’un discours du chef adjoint du Mouvement 5 étoiles, Riccardo Ricciardi, mardi (28 mai), des membres du Parlement ont brandi des drapeaux palestiniens et des drapeaux de la paix — une action qui a conduit à l’exclusion d’un député LFI pendant 15 jours en France.
En Italie, Riccardo Ricciardi a rappelé à l’assemblée que son parti avait déposé la veille une motion demandant au gouvernement italien de reconnaître un État palestinien sur la base des frontières de 1967.
« Nous avons présenté une motion pour la reconnaissance de l’État palestinien et nous demandons au gouvernement et à la Première ministre d’en prendre la responsabilité », a-t-il déclaré.
Suite à l’appel du Mouvement 5 étoiles, le Parti démocrate (S&D) et l’Alliance des Verts et de la Gauche ont également déclaré que l’Italie devrait reconnaître la Palestine.
« Nous avons vu l’Espagne et la Norvège procéder à la reconnaissance ; il est temps que l’Italie fasse de même », a déclaré la dirigeante du Parti démocrate, Elly Schlein.
« Le problème est que la communauté internationale n’a jamais reconnu pleinement un État palestinien. Les Palestiniens ont aussi le droit de vivre en paix et en sécurité dans leur propre État », a-t-elle ajouté.
Du côté de l’Alliance des Verts et de la Gauche, le député Angelo Bonelli a déclaré : « Nous devons reconnaître l’État palestinien et imposer des sanctions à Israël pour avoir commis des crimes contre l’humanité».
Expliquant la position du gouvernement, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a affirmé qu’une telle démarche n’aiderait pas la Palestine et ne serait qu’un outil de propagande pour l’opposition.
« Reconnaître l’État palestinien en ce moment, comme l’a fait l’Espagne, ne contribue pas à assurer la stabilité dans la région et ne peut être utilisé comme un outil de propagande électorale », a expliqué M. Tajani.
« L’État palestinien doit d’abord être reconnu par Israël et, à son tour, doit reconnaître Israël », a ajouté le ministre des Affaires étrangères.