En bref - Réchauffement climatique : le Royaume-Uni dans le collimateur de Bruxelles

Suite à la décision du gouvernement Blair de réviser à la hausse les quotas d'émissions de CO2 alloués à l'industrie britannique, le Royaume-Uni et la Commission européenne se menacent mutuellement d'entamer des actions en justice pour défendre leurs positions respectives.    

Suite à la décision du gouvernement Blair de réviser à la
hausse les quotas d’émissions de CO2 alloués à l’industrie
britannique, le Royaume-Uni et la Commission européenne
se menacent mutuellement d’entamer des actions en justice
pour défendre leurs positions
respectives.    

La décision du gouvernement Blair de réviser
à la hausse le volume d’émissions de CO2 autorisées dans le
cadre du plan britannique d’allocation de quotas pourrait
mener Londres devant la Cour européenne de justice (CEJ), et
ce quelques semaines seulement après que M.
Blair eut pris l’engagement de faire du dossier du
réchauffement climatique l’une des priorités de son
action – notamment dans le cadre des présidences britanniques
de l’UE et du G8 (voir EURACTIV, 27 jan. 2005).

Dans une déclaration officielle, la Commission a indiqué qu’elle
jugeait « illégale » la décision de Londres d’augmenter
de 20 millions de tonnes le volume d’émissions de CO2
autorisées dans le cadre du plan britannique d’allocation de
quotas, dont la première version avait été dévoilée en octobre
(voir EURACTIV, 29 oct. 2004). 

« Le gouvernement continue de défendre le point de vue du
Royaume-Uni auprès de la Commission, et prend des mesures pour
protéger sa position d’un point de vue juridique, » a déclaré la
secrétaire britannique à l’environnement Margaret Beckett.

De tels développements interviennent alors que le Protocole de
Kyoto entre en vigueur ce mercredi 16 février.